Mission 26/12/2017 au 10/01/2018

Mission 26/12/2017 au 10/01/2018

Compte-rendu d’Odile Braux

Les activités ont commencé un an, jour pour jour, après l’incendie de l’Ecole. Elles se sont déroulées en français avec les enfants qui ne paraissaient pas avoir de grosses difficultés à comprendre : les Petits s’exprimaient en malagasy bien qu’aimant jouer aux petits perroquets… les Grands en français bravant leur timidité le temps d’un jeu. Ils ont paru enchantés d’avoir pu confectionner et rapporter à la maison autant de « objets-cadeaux », surtout au moment des Fêtes car à notre grande surprise Noël et Jour de l’An sont fêtés sur la Presqu’île.

La rentrée des classes a commencé par un grand nettoyage de chantier et la prise de possession des classes, toujours installés sur des nattes car la confection du mobilier scolaire sera terminée d’ici un mois, peut-être, pour être acheminé par bateau quand la météo le permettra. Nous sommes actuellement en période cyclonique, c’est à dire très chaud mais pluvieux qui apporte bon nombre de gros rhumes. Il faut que les anti-corps se fassent comme dans toutes les écoles primaires… dixit le Dr Myriam qui est passée faire sa 1ère visite dans les nouveaux locaux.

Cette deuxième semaine s’est achevée par un festin « chakafa » pour tous nos enfants de l’Ecole (préparé par quelques Mamans), suivi de la plantation de trois arbres. Chaque classe a adopté le sien et donc le soignera afin qu’ils puissent se développer correctement et donner des fruits à l’image du rôle de notre Ecole envers ces enfants.

Nous nous sommes quittés à coups d’éclats de rire et de grands « coucou » émouvants. Ainsi s’achève la mission ludique.

Pendant tout le séjour j’ai été ballotée entre la vitalité, la bonne humeur des enfants et le côté apparemment intéressé des adultes. En effet la nouvelle école suscite chez certains plus d’intérêt pour faire une fête d’inauguration (ils voudraient que l’Association offre le zébu!) plutôt que le confort des élèves et des enseignants qui viennent de passer une année à travailler dans des conditions très difficiles.

J’ai eu aussi la bonne surprise d’être gâtée par nombre de familles reconnaissantes de l’intérêt que nous, l’Association Zanaky Lokaro, apportons à leurs enfants.

Odile Braux

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CR mission d’Anne-Marie Mignet
En plus d’accompagner Odile dans les ateliers ludiques de vacances avec les enfants ma mission consistait à faire l’état des lieux du chantier de reconstruction de l’école:
– les bâtiments de classe
– le branchement électrique
– le local technique

Le 4 janvier 2018 Mr Guy Robert HERIJAONA était à Lokaro. Nous nous sommes réjouis que le 2ème trimestre puisse effectivement démarrer dans les nouveaux locaux.

Le passage de Joseph et Eric en novembre a permis de rectifier et renforcer certains aspects de charpente qui leur semblaient insuffisants. Les planchers sont posés, les contre-ventements également. Les huisseries nous semblent un peu légères…il faudra envisager de les refaire dans l’avenir.
Quelques finitions sont encore nécessaires pour que la livraison du chantier soit effective.
– L’installation électrique a été rénovée et réinstallée. Mr Modeste, l’électricien que Joseph et Eric ont sollicité pour ça, est arrivé avec nous le 21 décembre. Tout est en ordre. Les ampoules et douilles seront à remplacer par des leds dès que possible.
– Le local technique a été aussi mis en chantier par l’intermédiaire de Joseph et Eric.

Il est presque terminé le jour de notre départ de Lokaro le 7 janvier.

Les tables et les bancs ainsi que les divers mobiliers sont commandés chez notre menuisier qui évalue à un mois le délai de fabrication.

Nous avons également demandé à Mr Guy Robert de nous faire un devis pour la construction d’un troisième logement d’instituteur.

Il nous reste 5 jours pour travailler aux points importants de fonctionnement de notre bureau de Fort Dauphin avec Prisca. Odile m’accompagne efficacement. Nous posons les bases d’une communication plus efficace entre nos 3 pôles de travail : Madagascar, La Réunion et la Métropole.

Un CR plus détaillé sera sans doute nécessaire pour une vision plus fine de ce qui nous reste à faire!

Un grand soulagement et un grand merci à vous tous.

Anne-Marie Mignet

Mission 26/12/2017 au 10/01/2018
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Mission Menuiserie du 7 au 21/11/2017

Mission Menuiserie du 7 au 21/11/2017

Joseph Mignet et Eric Lechevalier à Lokaro du 7 au 21 novembre 2017

(Eric et Joseph sont tous les deux menuisiers-charpentiers)

Objectif : Faire le point du chantier de reconstruction de l’école de Zanaky Lokaro. Eric Lechevallier vit à la Réunion, il est membre de l’association Zanaky Lokaro, il a suivi l’évolution du chantier depuis la Réunion. Il a fait des plans, contacté Guy Robert, le chef d’entreprise Malgache dont l’équipe s’est lancé dans la construction des deux bâtiments, trois classes et une infirmerie. Les premières démarches, à partir de l’ancienne école, ont été faites par Véro, la secrétaire de l’association sur ordinateur et Anne-Marie sur place, avec Guy Robert. Les travaux ont commencé mi-mai 2017. La solidarité et la générosité des membres de l’association Zanaky Lokaro et des gens proches qui ont voulu participer, ont été extraordinaires !

Arrivés à Talagnaro (Fort-Dauphin), nous avons passé toute une journée à acheter le matériel électrique pour l’école : gaines, fils électrique, prises, interrupteurs, fixations ; sur les indications de longueur et de quantité de Valéry, le directeur de l’école.
Nous avons rencontré Prisca, la secrétaire Malgache de l’association pour des formalités administratives.
Nous avons rencontré Guy Robert, l’entrepreneur Malgache et un électricien qui nous a été recommandé par le vendeur du matériel, Modeste, qui doit faire un devis de pose.
Je précise que, de la Réunion, nous emmenons un onduleur neuf, car le premier couplé avec les panneaux photovoltaïques qui fournissent l’électricité à l’école, a rendu l’âme. Nous avons été logé chez Raymonde et Samuel, membre de l’association de Zanaky-Lokaro.

Nous avons pris la piste pour deux heures trente assez dures, pour finir par trois tours de pirogues pour atteindre le village de Lokaro et le chantier de l’école avec tout le matériel, Guy Robert, Modeste, l’électricien, le chauffeur, Eric et moi. Nous avons fait le tour du chantier avec Guy Robert, son chef de chantier et l’électricien.

Nous avons vu avec les charpentiers : les contreventements des façades pour les deux bâtiments et ceux de charpente contre les fermes, consolidation des poutres et des volets en doublant les barres, soutien des solives le long des murs sous le parquet. Notre but n’est pas de donner des leçons de technique mais de respecter leur travail de base et de constater simplement si les plans et ce que l’association avait demandé, ont été respectés. L’échange a été positif et le deuxième trimestre en janvier 2018 a débuté dans les nouveaux bâtiments !

Dessin d'Eric Lechevalier
Dessin d'Eric Lechevalier
Dessin d'Eric Lechevalier
Dessin d'Eric Lechevalier
Dessin d'Eric Lechevalier
Dessin d'Eric Lechevalier

Dessin d’Eric Lechevalier

Mission Enseignement 10/2017

Rapport de mission à Lokaro : du 16 au 28 octobre 2017

Farasoa, Sahondra, Patrick

OBJET :

Projet Enseignement du français (Sahondra)
Le projet de formation s’adresse avant tout aux instituteurs de l’école primaire à l’école Lokaro.
L’objectif est d’être un appui pour ces instituteurs dans l’enseignement du français, en tenant compte, dans la mesure du possible, du contexte quotidien des enfants et des enseignants.
Le contenu se réfère aux programmes des classes du CP au CM2, programmes en vigueur depuis la rentrée 2015. Ainsi, pour le premier cours de français en CP relatifs à l’« Acquisition des consignes de classe », il me semble approprié que ces consignes devraient être, d’abord, vues en cours de malgache, puis être mises en parallèle avec les mêmes consignes en langue française, pour leur donner plus de sens. Par la suite, tout l’enseignement du français se ferait en français.
Pour chaque thème du programme abordé, la démarche pédagogique est expliquée aux instituteurs et discutée avec eux. Les parties du contenu qu’ils peuvent exploiter directement avec les élèves sont extraites pour leur usage personnel.
Par ailleurs, les livrets de formation IFADEM (Initiative Francophone pour la Formation à distance des maîtres) seront présentés, commentés et discutés avec les instituteurs pour qu’ils puissent entreprendre et développer leur auto-formation. Un exemplaire de chacun des quatre livrets leur sera laissé.

Apprentissage des mathématiques selon la méthode Singapour (Fara)
Introduction de séances de 1H / j sous forme de parenthèses récréatives pour application de la méthode singapour. Classe ciblée CP + CE1 (T1/T2). La méthode de singapour introduit les mathématiques en 3 étapes progressives :
Le concret : l’élève touche et manipule, raconte une histoire du quotidien. Cette étape va se mettre en place par l’utilisation d’objets tels que des graines de haricots, des cubes singapour, des dés.
L’imagé : l’enseignant reproduit en image ce qui a été vu concrètement. Cette deuxième étape sera déployée sous forme de planches à distribuer aux élèves et par des exercices, des  comptines.
L’abstrait : introduction des signes numériques et du concept : addition, soustraction. C’est la méthode déjà utilisée couramment par les instituteurs.
L’intervention se limitera donc aux deux premières étapes pour l’acquisition et/ou consolidation des connaissances. Les présentations se feront en malgache. Pendant les 10 jours, le programme se limitera à
• Apprendre à compter jusqu’à 20
• Apprendre les dizaines et unités
• Introduire le concept de l’addition / soustraction
• Comparaison de 2 nombres

Echange avec les parents d’élèves (Sahondra et Fara)
1. Parler de la scolarité des jeunes filles : importance de la poursuite des études
2. Rappeler les conditions du parrainage : envoi de bulletin tous les trimestres (responsabilité et devoirs)
3. Saynète par les enfants pour sensibilisation sur le sujet

Observation, récréation (jeu de balles), prise de photos (…et sieste) (Patrick

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Compte-rendu de la mission de Sahondra
Projet Enseignement du français

Résumé objectifs de la mission
1. La mise en place de nouveaux programmes en français : de la classe de 11e à la classe de 7e.
2. L’appui aux maîtres en termes d’apprentissage et d’enseignement du français : apport méthodologique et pratique ; l’utilité pour eux des livrets IFADEM (Initiative Francophone de Formation à Distance des Maîtres).

Les deux semaines passées à Lokaro ont été organisées en trois axes.
A. Des séances de travail avec les maîtres.

Plusieurs séances avec les maîtres ont été l’occasion de travailler :

Sur les programmes en français dans les classes primaires :

  • Objectif de l’enseignement du français en primaire, objectif de l’enseignement du français dans le premier cycle (11e et 10e) et dans le deuxième cycle (9e , 8e et 7e) ;
  • La pédagogie préconisée
  • Les moyens à mettre en œuvre
  • L’évaluation
    Sur l’apport des livrets IFADEM Madagascar pour la formation des maîtres et pour un enseignement du français plus efficace à des élèves malgaches.
    Sur des scénarios pédagogiques relatifs à des thèmes prévus aux programmes qui sont proposés aux instituteurs, discutés et modifiés éventuellement par eux. Les propositions ainsi amendées sont ensuite mises en œuvre en classe par eux.
    Sur des débriefings après des observations de séances conduites par moi-même ou par les maîtres.

B. Des séances d’enseignement auprès des élèves de tous niveaux. L’objectif est double :

débloquer la parole des élèves en français et montrer des pratiques à cet effet aux maîtres. Il s’agissait :

  • De développer la communication orale à partir de la description d’une image par l’élève ;
  • D’activités de compréhension de l’oral à partir de documents sonores ;
  • D’activités de compréhension de l’écrit et de production écrite.
  • De traitement de thèmes prévus au programme.

C. Des séances d’observation des pratiques des instituteurs.

  • A partir de scénarios pédagogiques travaillés ensemble ;
  • A partir de démarche pédagogique propre aux maîtres.

Cette mission a été riche d’enseignement pour moi et j’espère aussi pour les maîtres. En tout cas, j’ai trouvé des maîtres qui aiment leur métier, qui sont à l’écoute et qui sont intéressés par ce qu’on leur propose ; et des élèves très attachants.

Sahondra

Compte-Rendu de Mission après incendie de Mars 2017

Compte-Rendu de Mission après incendie de Mars 2017

Mission consoler, rassurer, préparer la suite
d’Anne-Marie Mignet, Chantal Barrau et Tyfène Cavier

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sommaire :

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CR MISSION D’URGENCE du 20 février au 5 mars 2017 par Anne-Marie MIGNET

MES OBJECTIFS :

  • CONSOLER

  • PREPARER LA SUITE

AIR MAD nous a « volé » 24 heures de notre séjour à l’aller. Au lieu d’un transit d’une nuit nous en avons eu 2 ! Arrivées à Fort-Dauphin le mercredi 22 nous avons réussi à garder notre départ pour Lokaro le jeudi 23… Nous avions 120 kg de bagages : ballons de foot (6) et pompe, peintures, colle, pinceaux variés, papiers divers pour les ateliers de Tyfène C., perles, tee-shirts neufs (c’est le cadeau que nous avions choisi d’apporter aux enfants), quelques livres et jeux offerts pour la plupart par les petites filles de Chantal B. et diverses petites choses : bracelets, élastiques, culottes et caleçons qui ont eu presque autant de succès que les ballons… Nous n’avons pas eu assez de temps pour trouver les 3 arbres que nous voulions planter pour le symbole de la renaissance (jaquier, arbre à pain et mourongue).

Nous sommes hébergées dans le bungalow près de la mer que Mr Bréchard a bien voulu mettre à notre disposition. Ce qui nous facilite la vie pour cette mission de courte durée. Qu’il en soit remercié. Patrick que nous avons embauché comme interprète, pour la conduite des ateliers et des entretiens a partagé l’espace du fils de Gervais qui était à Lokaro à ce moment-là. Le dîner nous a été offert par la famille de Valéry ce qui nous a permis de nous installer tranquillement avant la nuit. Merci à Patricia c’était succulent…

école Zanaky-Lokaro

La visite du site où était l’école m’a remué les tripes… un cimetière ! L’espace a été nettoyé il ne reste que quelques rares charbons de bois noirci… un « mausolée » a été installé près des rochers au fond avec tout ce qui a été ramassé, entouré par une jolie barrière en bois rond (voir photos de Chantal B.)… je suis touchée par ça… on n’oublie pas !

Le lendemain, je suis malade : crise d’arthrose ! Tiens donc ! Je souffre de tout mon corps !

Le soir nous faisons le planning des ateliers avec les enseignants.

Mausolé

PREMIERE ETAPE : CONSOLER

Vendredi matin : les enseignants

Nous en avons oublié d’aller saluer les enfants avant l’entrée en classe et les enseignants ne sont pas venus nous chercher : il n’y a plus de sifflet pour le rappel de l’heure… Heureusement que nous avons prévu de passer la matinée du samedi avec eux !

Je reçois les enseignants chacun leur tour afin qu’ils se sentent libres pour tout exprimer (environ 1 heure chacun). Je les laisse parler en intervenant le moins possible. Les points importants à retenir :

  • peinture ValeryValéry est encore très traumatisé par ce qu’il a vu : il a assisté à toute la scène impuissant… il a essayé de sauver quelques meubles… ça a duré 3 heures… à 21 heures 30 TOUT ETAIT CONSUME…

  • Nazotoa parle des nouvelles conditions de vie et de travail qui sont difficiles. Il est content qu’à cette occasion il soit maintenant hébergé à Vatoroka. Il a été bien accueilli par les villageois.

  • Narcisse s’est personnellement investi avec les parents d’élèves pour aller récolter les matériaux nécessaires à construction des abris provisoires dans la forêt, afin dit-il de lancer la dynamique de l’action. Son logement sert de salle de classe pour les petits dans la journée.

Tous m’ont parlé de beaucoup de difficultés dans les conditions actuelles et de besoin de courage. Je n’ai pas eu le temps de recevoir Fliastre. Il m’a exprimé qu’il était très content de travailler à l’école Zanaky Lokaro (avec un sourire jusqu’aux oreilles!).

Vendredi après-midi : réunion de parents d’élèves

parents d'élèvesIls sont tous là et les grands de l’école aussi… Je suis contente de constater que ce soit maintenant entré dans les mœurs que les élèves soient présents pour entendre ce que disent leurs parents et pour avoir la possibilité de s’exprimer s’ils le veulent…

Nous sommes entassés dans un des 2 abris : nous faisons l’expérience du lieu, il y fait très chaud !

Valery montre les plans

Les points forts de cette rencontre :

  • Mr Jean exprime sont désir d’être personnellement informé des évènements importants de l’école : réunions ou autre… c’est à cette condition qu’il gardera sa fonction de « Président »… il rappelle l’origine de l’école et sa parole à ce moment-là (que nous avons dans le film).

  • Echanges sur la construction de la future nouvelle école. Mr SAOTSY élu représentant est porte-parole. Mr ALBERSON d’Itapera n’a pas pu venir.Nous parlons de la proposition qu’ils nous ont transmise : un seul bâtiment en 3 classes tout en pierres. Je leur présente la nôtre : 2 bâtiments en semi-dur avec un mur de 1m20 et le reste en matériaux locaux. Je fais un schéma au tableau et je fais circuler les plans et dessins de Véronique B. Les enfants retrouvent « la banane » aussitôt !

  • Ils semblent accepter l’idée du demi-mur mais le traumatisme de l’incendie est encore puissant : ils négocient, ils ne veulent ni vakakys, ni ratys…

  • Je leur rappelle que leurs habitations sont construites comme ça et qu’ils ne vont pas les refaire parce que l’école a brûlé : ça les fait sourire ! Ces matériaux sont sur place, très résistants et surtout ils peuvent entretenir l’école…

  • Je ne suis pas sûre de les avoir convaincus….

  • Ils sont tous très contents que nous soyons revenus car ils ont eu très peur que ce soit la fin de l’école Zanaky Lokaro

  • Ils nous font confiance

  • Ils sont prêts pour aider à la reconstruction

Samedi matin : ateliers spontanés avec les enfants

Nous avions demandé aux enseignants de faire la proposition aux enfants pour ces ateliers du samedi matin sachant qu’il n’y a pas classe normalement le samedi. Ils ont tous répondu « PRESENTS »

C’était si chouette de les revoir tous. Ils sont très gais.

Nous faisons 2 ateliers en alternance :

  • perles : Tyfène C. et Patrick

  • livres et jeux : Chantal B. et Anne-Marie M.

Les enfants sont hyper participatifs… je dirais comme d’habitude mais avec un petit quelque chose en plus, il me semble…. Avant de s’installer Tyfène C. leur apprend une chanson et en quelques minutes le chœur est là… De la gaieté, des sourires à profusion ! Nous sommes comblées ! Nouveaux jeux, nouveaux livres : c’est la découverte ! Je suis épatée par le niveau de lecture en français de Lila le petit frère de Lizo et Bertrine. Tous les livres que nous avons apportés sont évidemment en français… Lila est particulièrement triste…

lecture

La pompe pour les ballons n’est découverte que l’après-midi au fond de nos bagages : dommage ils auraient bien fait une récréation « football ». Du coup, ce sont les grands, enseignants compris (Valéry et Nazotoa) qui occupent le terrain de foot et se défoulent…

footQuelques parents nous rendent visite et nous apportent des cadeaux : noix de coco et objets en mahampy… Chantal B. est particulièrement gâtée : ils sont très contents qu’elle ne les ai pas oubliés.

Nous nous échappons un moment pour une baignade à l’Ilot Ste Claire.

DEUXIEME ETAPE : PREPARER LA SUITE

Dimanche : visite de Mr ROBINEAU, l’entrepreneur français que j’ai sollicité pour un devis (pas encore finalisé) il voulait voir le site. Valéry est avec moi. Il est d’accord pour être le référent sur place… il propose que la disposition des bâtiments soit modifiée pour garder le terrain de foot. Le bâtiment d’une classe + infirmerie serait mieux placé à gauche du grand bâtiment de 2 classes… Je crois que nous pouvons leur concéder cette modification.

Je repars sur Fort/Dauphin avec Mr Robineau.

Il me reste 5 jours pour tout le reste.

Lundi – Mardi – Mercredi – Jeudi

  • Un point important avec Prisca sur tout ce qui a été fait et reste à faire. L’urgence de l’incendie lui a fait « oublier » la transmission des documents aux parrains/marraines : nous nous y attelons.

  • Diverses demandes de devis à Mr Lucien notre menuisier de Fort-Dauphin dont des ardoises à découper dans du contre-plaqué afin que les enfants puissent poser leurs cahiers dessus comme des bureaux portables. Ils pourront évidemment s’en servir aussi comme ardoises. Celles qui ont été achetées en urgence ne sont pas solides et trop petites. J’achète de l’ardoisine et les enfants se feront un plaisir de peindre ces nouvelles ardoises.

  • Rencontre avec Mr GUY ROBERT l’entrepreneur malgache qui nous a fourni son devis servant de base de chiffrage pour lancer le crowdfunding. Il me fait bonne impression. Il parle très bien le français donc nous nous comprenons. Il est dynamique. Son devis me paraît sous-évalué. Je lui demande quelle marge d’erreur il s’accorde. Il me répond « aucune ». Comment va-t-il gérer l’hébergement et la nourriture des travailleurs le temps du chantier ? Il s’en occupe. Il envisagerait un transport des matériaux par la mer avec des pirogues. Est-ce possible ? Il me dit l’avoir déjà fait.
  • Rencontre avec Mr ROBINEAU : Il prend le temps de bien préparer son devis. Il me dit que Fort-Dauphin manque cruellement de bois en ce moment d’où la difficulté pour la construction de la charpente. Aucun des ateliers/bois de Fort-Dauphin n’est intéressé par le projet… il envisagerait de faire fabriquer la charpente à Fianarantsoa (transport 2 000 euros). Tous les autres matériaux seront commandés directement à Tananarive où les matériaux sont beaucoup moins chers qu’à Fort-Dauphin même avec le coût du transport en plus. Il compte surévaluer son devis pour ne pas avoir de mauvaises surprises et nous remboursera le trop perçu si besoin. Nous attendons : les pluies qui ravagent Madagascar en ce moment bloquent tout avancement dans les projets. Il est donc sage de ne pas prévoir le chantier avant la fin de la saison des pluies. Tous les deux me donnent un délai d’environ 2 mois pour la réalisation du chantier ce qui nous permet d’espérer avoir la nouvelle école pour la rentrée prochaine.

  • Rencontre avec Mr SCHOUMACHER consul honoraire de France à Fort-Dauphin. Il est très touché par notre aventure et c’est un humaniste. Il nous propose de lui envoyer notre projet pour le transmettre à l’Ambassade de France pour une éventuelle participation financière. Il ne me donne pas de faux espoirs : il y a de moins en moins d’argent disponible mais on peut essayer. Il me rappelle qu’il est là pour nous aider dans d’autres domaines si besoin. Je lui parle des entrepreneurs et des devis : il veut bien nous donner son avis pour nous aider à choisir. Il connaît bien Raymonde Grayon notre trésorière qui s’occupe du service social du Consulat de Fort-Dauphin.

  • J’ai rencontré le Dr Myriam 2 fois : elle n’est pas retournée à Lokaro depuis sa dernière visite avant les vacances de Noël… Elle a, dit-elle, du mal à se décider. Elle craint l’émotion que va lui renvoyer le nouveau paysage. Je lui demande d’inscrire une visite en urgence car les enfants ont besoin d’elle et les enseignants aussi d’ailleurs. Elle programme un voyage pour le vendredi 11 mars (qui n’a pas pu se faire, Madagascar étant sous les pluies torrentielles d’ENOWA) mais s’est fait le vendredi suivant.

  • Sylviane qui a travaillé avec nous sur le projet « environnement » a chez elle les 3 arbres que nous voulions planter. Je lui demande de les soigner chez elle et nous les planterons pour fêter la nouvelle école à la prochaine rentrée.

  • Ce n’est que le samedi soir que je vois Raymonde G. qui rentre d’un voyage au Malawi pour visiter son fils et son petit-fils. Les 2 mamies (Chantal B. et elle) se montrent les photos de leurs petits-enfants… place à la tendresse.

Je m’accorde une journée – le vendredi – de repos avant notre départ. Chantal et Tyfène sont rentrées de Lokaro à pied la veille. Fin de la mission. Je suis satisfaite de ce court séjour. Il n’y avait pas besoin de plus. Il faudra peut-être envisager d’y aller de nouveau pendant la construction. Dès maintenant il serait bon de nous mobiliser pour savoir si des disponibilités existent parmi nous en sachant qu’il est nécessaire d’avoir quelques compétences pour un suivi de chantier.

Cette mission malgré l’émotion suscitée par la vision du paysage sans l’école, m’a permis de faire le deuil et d’entrer dans un futur d’espérance.

Merci à tous ceux qui vont nous permettre de concrétiser dans la matière ce qui est là dans l’invisible mais tangible : des enfants qui ont soif d’apprendre !

Anne-Marie MIGNET

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Compte-rendu de mission de Tyfène

Ateliers « art thérapie » mission d’urgence, 6h de travail par classe réparties sur 3 journées, dans les abris, sur les nattes, à l’étroit, accompagné d’une douce pluie et de grandes émotions !

Lors de mon très court séjour j’ai offert aux enfants et aussi aux enseignants la possibilité d’exprimer par la peinture et le collage le vécu passé d’une école magnifique, la vue du feu, les flammes, les cendres et l’avenir avec une nouvelle école pleine de couleurs, d’arbres, de ballons, et beaucoup d’enfants !

L’objectif de ma mission d’urgence étant basé sur la « reconstruction du tout » j’ai exprimé avec ma joie le fait de « faire ensemble, de s’entraider » tel le Colibri (histoire que j’ai raconter à Nazotoa pour qu’il la traduise et la raconte aux enfants). Pour les couleurs on a fait beaucoup de mélanges dans les coquilles de grosses moules (nos godets!!!) ils ont adoré 1,2,3 couleurs on mélange et tout change ! Nous avons utilisé de la matière végétale tel que le charbon de bois pour les cendres…. la fibre coco découpée pour faire les troncs et les coco, des fleurs, des feuilles, des plumes, et l’énergie créative.

Je les ai invité à s’exprimer en Français Malgache/ Malgache Français, le feu, les flammes, l’incendie, la nouvelle école, c’est beau, c’est beau la vie, les couleurs…..

Ils ont beaucoup aimé, la joie était de mise !

Je remercie chaleureusement les enfants et les enseignants qui ont mis du cœur à l’ouvrage !

Les résultats sont magnifiques : tout autant qu’eux !

Misaotra betsaka!

peinture

Couverture

Feu vu par un enfant

Couverture

Le feu vu par l'instituteur Valéry

Couverture

Couverture

Couverture

 

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Compte-rendu de mission de Chantal

Mission de février mars 2017
Les habitants(tes) aiment rire, être joyeux, j'ai fait des interviews avec M. Valéry, M. Jean et M. Gervais et des femmes Florentine, Olivinette, Edwige, Viviane, Helenette, Zafline, Memette.
Interview mamansCouverture 
CouvertureDes femmes heureuses de raconter mais n'ont pas livré d'autres émotions que le choc et la tristesse. Ce n est pas coutumier de livrer ses sentiments.
Certains pensaient que nous ne reviendrions pas avec un étrange sentiment de culpabilité, comme si ils n'avaient pas su garder ce qu'on leur avait confié.
Les enfants demandent où ils iront étudier, ils aiment apprendre et le maître leur fait prendre conscience de la chance de ne pas payer d "écolage " comme dans les autres écoles.
Le Skype avec les parents d'élèves les a rassuré. Voir Véro et Denis leur ont fait du bien unanimement. Anne Marie était si triste, pas habituelle. 
Edwige a pensé que tout était fini pour les enfants plus d'école. Elle se cache le visage dans les mains. Mme. EdwigeCouverture
Les instits sont présents et actifs dans les décisions à prendre .les T4 et T5 s'investissent dans les plans pour la nouvelle construction. Est ce dû à leur état d'esprit. La vie continue. Les abris prennent l'eau, on improvise. Mr Jean propose de faire réparer le toit et s'il le faut il participera à l'achat des raty. M. JeanCouverture 
Les SMS envoyés aux instituteurs les ont rassures et boostes. 
Dans les dessins de l'école avant l'incendie sont très colorés riches en détails floraux, animaliers, le soleil est présent rouge ou jaune, l'incendie est rouge et noir mais on voit aussi la mer et le vert des végétaux. Couverture
Les t4 et T5 ont fait du beau travail de reconstruction.
mamans aident au gouterCouverturePour notre dernier jour à Lokaro nous avons offert un goûter riz au lait avec des raisins secs et du miel. C'est nouveau et ne correspond pas à leur goût du riz.
Couverture
Ensuite Patrick (interprète)a lu en malgache une historiette sur l école qui a brûlé. Bcp de succès . J'ai demandé à Valéry s'il voulait bien la continuer selon les évènements de la reconstruction. 
Et en final tombola. Les lots étaient culottes de filles, caleçons et bracelets. (Nous n'avions pas assez de sous vêtements) SUCCÈS TOTAL . 

Voila les amis ce que j'ai ressenti à travers mes rencontres. Je vous joins l'historiette écrite avec Patrick et Tiphaine. A très bientôt pour d'autres échanges.

Chantal

 

PETITE CONTINE
A Lokaro un village malgache, le feu mangea notre petite école. Le vent complice l’aida a embraser le bâtiment. Tout le monde était triste. Les Boeing faisaient des ronds dans le ciel au-dessus du village, les oiseaux cherchaient le toit où ils aimaient se percher, les crabes chagrinés n’entendaient plus les enfants chanter et jouer au ballon. Que faire ? Il faut que les enfants étudient ! Dans un bel élan de solidarité les parents décident de faire des ABRIS. Zi Zi Zi Chante la scie, Pan Pan Pan répond le marteau, tchic tchic tchic fait le ciseau. Les spectateurs voient naître les ABRIS, on chante on danse, on rit, les parents d’élèves sont ravis d’avoir réussi la construction.

 

Mission Mars 2017
Mission Mars 2017
Mission Mars 2017
Mission Mars 2017
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Mission Mars 2017
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Mission Mars 2017
Mission Mars 2017
Mission Mars 2017
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Mission Mars 2017

Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie
Peintures et dessins art-thérapie

Peintures et dessins art-thérapie

MISSION D’URGENCE DU 20/02 au 5/03/17

MISSION D’URGENCE DU 20/02 au 5/03/17

MISSION D'URGENCE DU 20/02 au 5/03/17

PROJET DE MISSION D’URGENCE
DU 20 FEVRIER au 5 MARS 2017

Tyfène Cavier, Chantal Barrrau, Anne-Marie Mignet

Deux objectifs pour cette mission :

1 – Aller apporter notre tendresse et notre amitié et tenter de « soigner » quelque peu le traumatisme vécu par l’incendie de l’école.

2 – Envisager avec eux, en direct, la renaissance de l’école

Pour cela chacune d’entre nous va mettre son savoir, sa sensibilité au service de ces 2 objectifs.

ATELIER D’ART THERAPIE par Tyfène

Offrir aux enfants la possibilité d’exprimer les émotions par le dessin, la peinture, le collage le vécu de l’école : avant, l’école en cendres, le renouveau.

Sortir d’une histoire difficile pour aller vers l’espoir d’un meilleur possible.

Mise en œuvre :

Par petits groupes, selon l’organisation qui sera possible et au moins sur 2/3 séances les enfants auront à leur disposition :

  • Papier

  • Peinture

  • Pinceaux

  • Colle

  • Brosses

  • Elements végétaux

  • ……

Les guider vers la réalisation de tableaux…

Pour concrétiser la renaissance nous planterons 3 arbres symboles : un arbre à pain, un moronga, un jaque. Chaque arbre sera confié à une classe qui sera responsable des soins et l’aidera à bien grandir.

LIBERER LA PAROLE par Chantal

Avec l’aide d’un traducteur amener petits et grands, ceux qui le veulent, à exprimer le vécu qu’ils ont de l’histoire de l’école (avant, pendant, après).. Oser libérer les émotions.

Par une série de questions/réponses les amener à prendre conscience de cette réalité : l’école est devenue importante pour eux et pour leurs enfants….

Les pinceaux seront à la disposition de tous ceux qui voudront essayer.

Ecrire une comptine pour raconter l’histoire et pourquoi pas la mettre en musique comme ils savent si bien le faire.

PREPARATION DU FUTUR par Anne-Marie

Après quelques jours pour accompagner Tyfène et Chantal à Lokaro, retour à Fort-Dauphin pour rencontrer toutes les personnes susceptibles de nous aider pour la reconstruction :

  • Les différents entrepreneurs

  • lLes artisans : menuisier et autre.

  • Les commerçants

  • Et autres…..

Des séances de travail avec Prisca pour lui indiquer le fil conducteur à suivre pour la suite et qu’elle soit un relais important entre Lokaro et nous afin d’éviter des voyages trop fréquents.

Si possible ramener des devis pour lancer le financement participatif et les différents appels aux dons.

Tyfène – Chantal – Anne-Marie

Des Nouvelles de Lokaro

Des Nouvelles de Lokaro

Construction des abris et reprise des cours
Construction des abris et reprise des cours
Construction des abris et reprise des cours
Construction des abris et reprise des cours
Construction des abris et reprise des cours
Construction des abris et reprise des cours
Construction des abris et reprise des cours
Construction des abris et reprise des cours

Construction des abris et reprise des cours

Skype avec les parents d'élèves de Lokaro
Skype avec les parents d'élèves de Lokaro

Skype avec les parents d'élèves de Lokaro

Bonjour, voici des nouvelles de l'école Zanaky-Lokaro.

Après la catastrophe, nombreux sont ceux qui nous ont communiqué leurs soutiens moraux et matériels. Cette dynamique nous porte à Madagascar comme en France (Réunion et métro) sans découragement.
La volonté des parents que l'école continue à vivre malgré la destruction du matériel est bien là et la rentrée des classes s'est faite le 17 janvier avec 2 abris terminés avec les moyens du bord… l'autre classe dans le logement de fonction de Nazotoa et Narcisse ! Une semaine seulement de retard par rapport à la date officielle ! Bravo aux instituteurs et aux parents, sans oublier les enfants qui ont participé aussi. Tout le monde a assuré !

Samedi 28 janvier nous avions RDV avec les parents d'élève de Zanaky-Lokaro. Ils avaient fait le trajet jusqu'à notre bureau de Fort-Dauphin pour cette occasion (entre 3 et 4 heures de marche aller).

Nous avions 4 fenêtres sur la connexion SKYPE et nous avons pu discuter en temps réel aux 4 coins du monde :
1/ d'une part à Fort Dauphin, les parents d'élèves, les instituteurs Valéry, Narcisse, Nazotoa et Filiastre, et notre secrétaire Prisca,
2/Anne-Marie à La Réunion,
3/Farasoa et Patrick en France dans l'Ariège,
4/un groupe du CA de l'association en France dans l'Hérault (Denis, Véronique, Cécile, Roseline, Sylviane et Vince).
Nous avions préparé en amont les thèmes que nous voulions aborder avec Farasoa qui a pu leur parler en direct en malgache.

Voici les thèmes abordés par les membres de l'association Z-L :
– Nous les félicitons pour leur réactivité par rapport à l’urgence d’avoir des espaces couverts pour que les enfants puissent être scolarisés
– nous remercions d’avoir accueilli l'instituteur Nazotoa à Vatoroka chez Filiastre
– nous leur demandons comment ils se sentent par rapport à cet évènement ?
– comment voient-ils l’avenir ? 
– accepteraient-ils de participer à la reconstruction en coordination avec Valery ?
– nous leur demandons de choisir un représentant qui sera l’interface du Responsable local et de zanaky
– par rapport aux évènements, dans la mesure ou l'incident est accidentel, l'accident est pardonné et il est inutile de chercher des responsables.
Plusieurs personnes M. Maurice, M. Saosy… sont intervenus :
Les parents d'élève nous ont remercié de poursuivre l'école malgré sa destruction.
Ils participeront à la construction (mais n'ont pas précisé comment). Avec Valéry, les parents d'élèves vont nous envoyer un plan pour faire leurs suggestions sur la reconstruction de l'école. Ils souhaitent que l'école soient reconstruite en dur, un parent suggère de faire un toit en onduline (plastique ondulé).
M. Saosy pose sa candidature comme responsable des parents d'élèves.
Fin de l'échange qui a durée 2 heures. Nous les quittons avec beaucoup d'émotions.
Nous nous sommes ensuite rapidement vu avec les membres du CA présent pour faire une proposition de notre côté sur la construction.
 
Anne-Marie a rencontré le propriétaire du terrain de l'école ainsi que des associations œuvrant à Lokaro et dans la région, tous nous assurent de leurs soutiens avec des prêts de locaux et attendent que notre projet de reconstruction soit chiffré pour nous soutenir financièrement.
Nous les remercions ici de leur esprit solidaire. Ces liens partagés qui nous unissent avec les habitants de ce petit morceau de terre du bout du monde se sont renforcés dans l'épreuve et nous donnent l'énergie de la reconstruction. Il est donc urgent d'avancer ensemble sur le projet pour que cette énergie ne retombe pas. 
Merci à Tous
 
Pour l'association
Véronique

 

Le courage est la lumière de l'adversité