Mission 2012-03 – Reconnaissance projet reboisement

Compte rendu séjour de Stéphanie Culier

Etant déjà partie 2 fois à Madagascar dans les régions du Nord et des Hauts Plateaux et ayant envie d’y retourner avec l’idée cette fois-ci de participer à un projet de reboisement, je suis invitée à participer à la réunion des membres de « Zanaky Lokaro » de Saint Vincent d’Olargues, qui s’est tenue en février dernier. Au cours de la réunion, nous évoquons les projets du potager scolaire et de plantation d’arbres fruitiers qui a d’ailleurs été lancée en 2010 par Anne-Marie et Laurent.

Ce dernier projet m’intéresse plus particulièrement alors je propose de me rendre sur place non pas pour proposer des activités aux enfants mais pour dans un premier temps me rendre compte du contexte général : climat, variétés d’arbres adaptés au lieu, environnement, motivation des enfants et instituteurs face à ce projet,…

J’ai donc profité de ce qu’Anne-Marie et Jean-Marie étaient sur place au mois de mars pour me rendre à Fort-Dauphin à ce moment-là, pour dans un premier temps les rencontrer et découvrir avec eux Lokaro pendant une petite semaine, et dans un second temps profiter de mon séjour, dans l’idée d’un projet plus personnel pour faire un stage dans une pépinière horticole et arboricole et aussi de rencontrer des associations ou ONG qui participent à des actions de reboisement. Cela devrait également me permettre d’obtenir des infos techniques qui me seront utiles pour les plantations à Lokaro.

La petite semaine passée à Lokaro auprès des enfants a été bien chargée. J’ai un peu suivi les cours « très didactiques » de Patrice et Valéry, nous avons fait également des jeux et séances de douches pour les filles avec Anne-Marie ; cela m’a aidé à me rapprocher un peu plus des enfants.

Nous avons donc ensuite fait le tour des plantations effectuées en 2010 et avons été agréablement surpris de constater que les enfants s’en étaient bien occupé, ils se rappellent également du nom des arbres et de la période à laquelle ils pourront récolter les premiers fruits.

Cette balade a permis de rencontrer les parents des enfants et les villageois de Vato-Ro-Ka puisque les arbres ont été plantés aux portes des maisons.

Elle m’a également permis de constater qu’il y a peu d’arbres sur la presqu’île ; peu de fruitiers également (quelques arbres sauvages et cocotiers), peu d’agriculture également, seulement quelques rizières et quelques plants de cucurbitacées.

Il a donc été convenu avec les enfants et les instituteurs de continuer les plantations en novembre ou décembre prochain (facile et peu d’entretien pour commencer), et de faire des fiches techniques que tout le monde pourra consulter au besoin et dans le temps.

Les instituteurs ont également exprimé le désir d’être formés à la plantation de fruitiers. Ils souhaiteraient aussi qu’il y ait un potager scolaire mais auraient besoin de quelqu’un pour le mettre en place et en assurer plus ou moins le suivi.

Tout au long du séjour, nous avons été sollicités sans cesse pour des bobos, maux de tête, …

Nous avons pu administrer quelques dolipranes et faire quelques tests de paludisme laissés par le docteur Myriam mais il fut difficile de répondre à toutes les demandes.

Après le départ d’Anne-Marie et Jean-Marie pour la Réunion, les 5 semaines passées à Fort-Dauphin m’ont permis de rencontrer des personnes passionnées par les plantes et investies dans des actions de reboisement. J’ai donc pu dénicher tout un tas d’informations sur les arbres locaux endémiques ou exotiques, et obtenir des conseils concernant les plantations à Lokaro : malgré le vent et le sol sableux, nous pouvons tenter de planter avocatiers, arbres à pain, litchis, bananiers, cocotiers, manguiers, corossols, jacquiers, cœurs de bœuf…  avec du fumier.

On m’a également parlé du meringua qui est un arbre dont les feuilles seraient riches en protéines et sels minéraux. J’ai pris contact avec l’ONG « AZAFADY » qui a déjà planté un certain nombre de meringuas dans la région de Fort-Dauphin, ils font également des réunions d’information auprès des villageois pour leur en expliquer les vertus et leur montrer comment consommer les feuilles et comment les cuisiner. Je leur ai demandé si une intervention pourrait s’envisager à Lokaro, j’en saurai davantage lors de mon prochain séjour.

D’après certains agriculteurs locaux, il serait possible de développer l’agriculture sur la presqu’île de Lokaro malgré le sol qui n’est pas très riche. La prochaine fois je tenterai d’amener un test de PH du sol pour avoir une meilleure idée des variétés de légumes qui pourraient y être cultivées sans trop de complications.

Ce séjour à Fort-Dauphin m’a permis de rencontrer toutes sortes de personnes et de mieux comprendre le contexte religieux, traditionnel, social, économique et politique local.

Les gens sont très chrétiens et en même temps très attachés à leurs traditions, la région semble avoir été totalement délaissée, abandonnée par les pouvoirs publics depuis très longtemps, la crise politique actuelle renforce les problèmes de chômage. L’exploitation minière « Rio tinto » présente à Fort-Dauphin depuis quelques années a entraîné l’augmentation des prix des produits de première nécessité ainsi que le prix des hôtels, il y a donc actuellement peu de tourisme. La route qui relie Fort-Dauphin à Antananarivo est en très mauvais état et l’acheminement des marchandises rend également les produits plus chers. La situation économique est plutôt désastreuse, peu de travail, aucune université dans la région (la plus proche se trouve à Tulear, 300 ou 400 km, ou à Tana), aucun centre de formation technique ou professionnelle. Les perspectives d’avenir des jeunes sont donc très limitées.

Les jeunes femmes n’ont pas tellement d’information concernant la contraception (le sujet est plutôt tabou et ce même dans les collèges), la religion les conforte dans l’idée qu’un enfant est un cadeau de Dieu et la tradition se rajoutant, elles se retrouvent enceintes avec un petit copain qui n’a la plupart du temps aucune intention d’assurer le rôle de père.

Les jeunes femmes qui n’ont pour la plupart pas été scolarisées ou très peu n’ont pas de perspectives ni pour elles-mêmes ni pour leurs enfants.

Compte tenu de tous ces paramètres, les gens ont du mal à se projeter dans l’avenir.

Dans la région, les hommes pêchent mais le poisson se raréfie. L’agriculture n’est pas très développée à Fort-Dauphin même mais il y a différents cultures aux alentours.

Il me paraît essentiel d’aider les jeunes à survivre dans leur propre environnement (car très peu d’entre eux auront l’opportunité de partir) et il me semble que cela doit passer, en plus de l’éducation et de l’école, par le développement de l’agriculture, de l’arboriculture et du reboisement.

Les enfants, s’ils sont sensibilisés et formés, pourront à la fois se nourrir et en faire leur métier ; certains d’entre eux pourront peut- être nourrir leur familles.

Pour conclure, ce séjour m’a à la fois attristée car la situation de la région n’est vraiment pas terrible et les gens sont à tous les niveaux en grande difficulté, et pourtant les sourires et la bonne humeur sont au rendez-vous ! et à la fois motivée à contribuer à mon échelle à trouver des pistes pour améliorer l’avenir.

Petit bémol : Lokaro est très difficile d’accès, le seul moyen de transporter du matériel est de louer un 4×4, cela se complique encore durant la saison des pluies et le trajet représente une certaine organisation et un certain coût. (40 à 50 € le trajet).

SC

Hommage à Dila

Hommage à Dila

Hommage d'Anne-Marie à Dila

décédé le 4 février 2012

 

LOKARO OCT2011

Jamais je n’avais imaginé que je ne te reverrais plus mon petit ami !

Ton sourire éclatant, tes yeux vifs et ton enthousiasme pour jouer m’avaient charmée…

Tu profitais de chaque moment où tu me savais seule et disponible et tu montais l’escalier de la mezzanine pour me proposer un livre, un puzzle, un mémory… un dessin, un coloriage, tout t’intéressait et je me réjouissais de savoir que tu viendrais bientôt à notre école… Tu participais à toutes les activités que nous proposions dans la cour de l’école.

Curieux de tout et de tous ceux qui passaient, tu étais toujours proche et de la partie !

Je t’ai vraiment aimé merveilleux Dila !

Que ton rire éclate dans nos cœurs pour tous les petits amis que tu as laissés derrière toi !

 

Anne-Marie

 

AG 2012-01-15 Métropole

 Compte-rendu du 15 janvier 2012
AG extraordinaire de l’association Zanaky-Lokaro-Métropole

 

 

Chers Adhérents,

Voici le compte-rendu du 15 janvier 2012 de l’AG extraordinaire de l’association Zanaky-Lokaro de 15h00 à
20h00.

 

Objectif : Création d’une antenne métropole de l’association Zanaky-Lokaro.

 

Présent : Marc Platret, Jean Martin Feisthauer, Stéphanie Culier, Françoise Philidet, Sophie Duval, Geneviève Chauveau, Marc Mourocq, Denis et Véronique Bianchi, Cécile Meignant,
Nathalie Dameron.

 

Procuration :13

Veignant Lyliane, Cecillon Jacky, Mariette Mignet, Braccini Françoise et Jean-Pierre, Decarroux Anick, Oger-Balivet
Anne-Marie, Celestin Cyril, Barichello Jean-Luc, Patricia Bonneville, Robert Baujard, Daniel Gaudin.

 

Nouveaux adhérents : Nathalie Dameron, Françoise Philidet, Sophie Duval, Stéphanie Culier, Marc Mourocq.

 

Secrétaire de séance : Denis – Animateur de réunion : Marc

 

1/Tour de table, on se présente :

En préalable, Véronique et Marc retracent l’histoire de Zanaky-Lokaro pour les nouveaux adhérents présents et pour restituer
le contexte et les objectifs de l’association.

On recense l’existant constaté à ce jour, c’est-à-dire, l’existence effective de l’école, la scolarisation continue des
écoliers, la présence de toilettes sèches opérationnelles, un puits fermé, l’existence de logements pour les deux instituteurs, ainsi que leur présence continue lors des
cour
s, un logement pour les bénévoles le Hilton five (:-))

On retient que la scolarité est gratuite, l’équipement scolaire est fourni par l’association, a contrario de ce qui se passe
dans les écoles publiques moins fréquentées.

Les élèves scolarisés en T5 qui vont dans le village d’Itapera sont pris en charge en ce qui concerne les équipements
scolaires (cahiers, crayons…).

 

La présence médicale est effective, et continue (bi-mensuelle), Dr Myriam remet ses rapports, on travaille en bonne
collaboration.

 

Chacun s’accorde à dire que le travail effectué est colossal et effectif, bien installé, qu‘Anne-Marie et Jean-Marie ont
énormément donné en temps et en savoir-faire à l’association.

 

2/ Témoignage :

Véronique, Cécile, Geneviève, et Denis, font un partage d’expérience de leur séjour, à Lokaro.

 

Pour les adhérents et intéressés, nous renvoyons au blog avec des comptes-rendus plutôt exhaustifs pour revivre ce
séjour.

 

On retient surtout un plaisir partagé autour de cette expérience, en harmonie dans le  groupe. Un projet structuré,
organisé, et pertinent en adéquation avec les objectifs de l’association.

Un coup de chapeau à Anne marie qui en amont a parfaitement balisé notre venue, et à recadrer nos projets pour les rendre
pertinents. Un grand merci à l’équipe Réunion pour son accueil chaleureux et efficace.

 

Chacun dans le groupe manifeste son désir de retourner sur place et réorganiser un projet en 2013.

 

3/ Opportunité de l’antenne métropole avec un bureau :

 

Après ce tour de table, on en vient à se poser la question de pourquoi créer une antenne en métropole ? Rappelons au préalable
que la Présidente est en accord avec notre désir de fonctionner et que ce fonctionnement a été approuvé lors de la dernière AG.

 

Dans le désordre :

  • Utiliser notre voix pour se faire entendre au sein du bureau, de ZL

  • S’organiser effectivement sur le plan administratif.

  • Avoir une force de proposition au sein du fonctionnement de l’association.

  • Soulager et répartir la charge de travail actuellement supporté par Anne-Marie, sur le plan
    administratif

  • Pouvoir organiser en autonomie des projets futurs en se donnant les moyens de les financer en métropole, sans grever le
    prévisionnel de l’existant (salaire, entretien, etc…).

  • Pouvoir donner aux adhérents de la métropole la possibilité de se rencontrer.

 

4/On vote, après discussion :

 

Résultat du vote bureau ZL métropole :

Vice-président : Marc Platret

Vice-Trésorier : Jean Martin Feisthauer

Vice-Secrétaire : Véronique Bianchi

 

Denis reprécise l’organigramme de ZL :

1 bureau Ile de la Réunion (3 membres) 1 voix au sein des CA

1 bureau en métropole (3 membres) 1 voix au sein des CA

Anne-Marie, présidente 1 voix au sein des CA.

 

Administrativement le bureau de l’antenne métropole est composé de vice-membres, il convient de les faire figurer
officiellement en tant que tel dans la déclaration en préfecture.

Le courrier métropole est centralisé à Pradels chez la secrétaire qui dispatche ensuite.

 

 

5/Projets

Puis la discussion s’engage sur les projets et les implications de chacun.

 

Marc :

Disponible sur le 2e trimestre 2012, prêt a s’engager autour d’un projet sur place ou financer un projet pertinent. Faire
l’interface entre les différents acteurs, en France et à La Réunion.

Marc nous invite les7 et 8 juillet à Baudrières

 

Sophie(Educatrice) :

Pense à un projet d’échange inter-scolaire sous forme de correspondance. Elle réfléchit aussi sur de la récupération de
matériel d’animation.

 

Stéphanie :

Nous fait un rappel de son expérience en horticulture et en pédagogie, a fait deux séjours à Madagascar. Elle serait
intéressée par un projet sur quelques mois mais en accord avec ses impératifs de travail en France (printemps, été)

Elle voudrait faire d’abord un séjour de découverte (février 2012 ?) avant de vouloir s’engager plus en avant sur le projet
potager et plantation.

(À mettre en relation avec Anne-Marie et Laurent à la Réunion).

 

Véronique :

Assume le secrétariat, fait un travail sur le film de Julia avec Cecile autour du générique, travaille avec Cécile sur la
communication en général avec l’élaboration d’un jeu de 8 cartes postales à vendre, une petite plaquette du même format, un site Internet ZL.

Organise la soirée le samedi 31 mars autour des films de Julia avec une expos photos et peintures de Cécile, un concert, un
repas, dans le but de faire connaître l’association etc.

 

Françoise :

Parrainer un enfant pour le collège à Fort Dauphin pour 2012-2013,
voudrait
s’intégrer dans le contexte de ses connaissances en botanique pour le médical, mais ne sait
pas encore sous quelle forme, ni comment…

 

Denis :

Suivi du projet médical, organiser l’approvisionnement en soin, le carnet de santé est effectif, l’identification des photos
est assurée. Denis voudrait élargir les soins à l’ensemble de la presqu’île lors du prochain séjour en avril 2013. Il compte emmener deux infirmières supplémentaires et faire un tour plus complet
avec trois axes de soins : maintenance, prévention, restauration. Le projet risque d’être un peu onéreux, il lui appartient de chiffrer au plus tôt pour se donner les moyens de ses
ambitions.

 

Jean-Martin :

Assurer la comptabilité en collaboration avec Véronique. Relancer les adhérents, anciens et présents pour les motiver.
Diffuser le film de Julia à des fins pédagogiques, et de connaissance de l’association.

 

Nathalie :

Parrainer un enfant pour le collège à Fort Dauphin pour 2012-2013,
diffuser et vendre des cartes, faire connaître l’association, trouver de nouveaux membres, s’impliquer dans l’organisation de
la journée du 31 mars.

 

Geneviève :

Trouver des fonds pour un parrainage, retourner avec un autre projet en 2013, préparer son voyage, aider à la vente des cartes et à la diffusion de ZL. S’impliquer dans
l’organisation de la journée du 31 mars.

 

Cécile ;

Peindre des portraits des enfants de Lokaro afin de les exposer lors de la journée festive du 31 mars. En vue également d’élaborer des cartes postales avec Véro ; Travailler sur le générique du
film de Julia avec Véro ; Créer un site internet et des outils de com en générale (calendrier perpétuel, livre image sur l’asso, support privilégié pour les donateurs non utilisateurs
d’internet). Participer à la mise en place de la soirée du 31 mars. Serait partante pour un prochain voyage au printemps 2013.


Marco :

Serait prêt à se mobiliser ponctuellement sur un projet de type chantier sur place, pendant quelques semaines. Participer à la
mise en place de la soirée du 31 mars.

 

Voilà, ambiance constructive et dynamique, implication, on regrette l’absence d’Anne Marie.

 

Pour finir

Quelques idées pèle mêle.

  • faire des fiches d’identification ouvert aux adhérents, afin de mieux se connaître. (consultable sur internet, voir les
    possibilités).

  • Trouver des fonds et gérer des projets en amont, en adéquation avec l’esprit de ZL.

  • Diffuser au sein des écoles le film de Julia , dans les associations, etc….

  • Faire les cartes avec la petite plaquette et les vendre.

  • Trouver des moyens de vidéo-conférence pour faciliter les échanges entre les bureaux.

Suite et fin

Repas convivial, échange et débat d’idées, puis, on regarde un montage audiovisuel de Véro (excellent), et les rushes de Julia
Coppola Blagny ;

 

Fin de la séance 0h00 chacun est très satisfait.

 

 

Calendrier

 

Journée festive : le Samedi 31 mars à Olargues (34)

Présentation des films de Julia, expos photos et peintures de Cécile, concert, repas malgache, dans le but de faire connaître
l’association et récupérer des fonds.

Prochain RDV chez Marc les7 et 8 juillet à Baudrières

Elaborer des projets précis, afin de faire nos propositions au bureau de la Réunion et présence nous le souhaitons d’Anne-Marie et Jean-Marie (?)

 

Merci à tous pour votre participation

DB 

AG 2011-12-11 à la Réunion

Assemblée générale Zanaky Lokaro du 11 décembre 2011


Étaient présents :

Sylviane Sylvestre, Éric Lechevallier, Noëlle Simonin, Tyfène Cavier, Yonel Pardini, Nicole Grinfeder, Chantal Barrau, Anne-Marie Mignet, Sylvie Garcia, Anna
Tornel, Agnès Pardini

 

Ordre du jour :

      Rapport
moral (en annexe)

      Rapport
financier (en annexe)

      Bilan des
activités (en annexe)

      Questions
diverses (nécessité ou non d’un double bureau, réponses aux questions posées par l’antenne métropolitaine, réflexion sur le financement de vols à destination de Madagascar, actions à pérenniser,
achats…)

 

Déroulement de l’Assemblée générale :

 

1)   Présentation personnelle de
chaque personne présente avec mise en avant de son parcours et de ses motivations premières. Il en ressort que l’identité forte de l’association (éthique reposant avant tout sur une philosophie
humaniste, le faible nombre d’adhérents qui permet à chacun de prendre part aux décisions, les projets qui restent le plus possible en adéquation avec la réalité de terrain) et leur rencontre
avec Anne-Marie sont les deux idées maîtresses qui ont conduit les personnes présentes à adhérer à l’association.

 

2)   Après une présentation
rapide de l’historique de l’association, Anne-Marie a soulevé le problème de la représentation des adhérents de métropole au sein de l’association. Ces derniers sont de plus en plus nombreux et
voudraient légitimement avoir une part active aux prises de décision de l’association.

La solution proposée étant de partager les fonctions au sein du bureau de l’association en doublant les postes de vice-présidence (un Réunionnais, un
métropolitain), de secrétaire et trésorier adjoints (les deux adjoints seraient métropolitains) afin donner un pouvoir décisionnel équivalent à l’antenne métropolitaine et à l’antenne
réunionnaise, la présidence de droit revenant toujours à sa fondatrice, Anne-Marie. Après moult discussions intéressantes sur les avantages et les inconvénients d’une telle décision, cette
solution a été adoptée, à l’unanimité, pour une année à titre d’essai, à condition que les adhérents continuent à être associés aux prises de décision importantes comme cela a toujours été le cas
dans le passé. (Voir en annexe la liste des propositions de candidatures pour les postes à pourvoir.)

Voir Compte rendu de l’AG constitutive
Zanaky-Lokaro Métropole

 

3)   Anne-Marie a ensuite listé
les actions qui ont été menées par les deux antennes au cours de l’année (voir détails en annexe). Il en ressort que ces actions ne doivent pas être mises en parallèle afin d’éviter de mettre
« en compétition » les deux parties. Chacune agissant au mieux selon ses moyens et ses disponibilités. L’éthique de l’association étant de rester en adéquation avec le terrain et plus
que de ressources financières, ce sont de besoins humains qui sont nécessaires à l’association pour mener à bien les actions à Lokaro ! À ce sujet, Anne-Marie a déploré le manque de
disponibilité des adhérents réunionnais, plus proches géographiques de Madagascar, qui, bien que légitimes, l’obligent à être souvent la seule personne « référent » de l’association sur
place. Le problème du financement du billet d’avion a été de nouveau débattu concernant d’éventuels accompagnants qui n’auraient pas les moyens de le financer. L’éthique de l’association est que
tout argent récolté doit revenir aux enfants et ne doit pas servir à financer des billets d’avion. Cependant, ce principe louable pourrait à la longue entraver le développement de projets sur le
terrain si l’on n’arrive pas à résoudre rapidement le problème de la disponibilité des adhérents à se rendre à Madagascar. Une solution proposée serait de faire appel à des volontaires par le
biais de mission de volontariat internationale (comme « Volontaires du progrès ») ou à des bénévoles qui acceptent de passer une partie de leur temps non-travaillé à Lokaro (proposition
faite par un couple d’instituteurs à mi-temps annualisé).

 

4)   Concernant le fonds de
réserve (16 000 €), ce dernier doit permettre de faire face à d’éventuelles dépenses imprévues (cyclone…), de réaliser de nouveaux projets (comme le projet potager) ou de pérenniser des
actions (comme l’action santé de cette année). Rappelons que l’association n’a pas de plan de route figé, car elle veut continuer à faire preuve de souplesse quant aux actions menées sur
place ; les objectifs fixés sur le papier se révèlent souvent en inadéquation avec la réalité de terrain ou d’autres priorités demandent de revoir le projet de base.

 

5)   Une discussion s’est engagée
sur la demande d’achat de vélos pour les deux instituteurs. Débat enrichissant puisqu’à partir d’un achat anodin, il permet de faire progresser notre vision de l’aide « humanitaire »,
des dérives qu’elle peut entraîner et d’affiner notre comportement responsable. Même type de discussion avec les loteries de vêtements qui ne bénéficient pas toujours directement aux enfants,
mais sont revendus par les parents.

 

6)   Deux enfants qui quittent
Lokaro pour poursuivre leur scolarité à Fort Dauphin vont être parrainés afin de prendre en charge leurs frais de scolarité et d’intendance.

 

Annexes

      Bureau : liste des candidatures pour les postes à pourvoir

      Rapport
d’activité, rapport moral, bilan financier

      Les
activités menées