AG 2013-07 29/30 Métropole

RESUME DU CR DE L’AGE des 29 et 30 juin 2013 à Pradels 34 390 – SAINT-VINCENT D’OLARGUES

 

(Un CR détaillé a été rédigé par E. Le Deun, secrétaire de séance, et est disponible dans son intégralité pour les adhérents intéressés : en faire la demande par mail auprès de V. Bianchi : zanaky.lokaro.metropole@gmail.com)

Pour une facilité de lecture nous vous en proposons, ci-dessous, un résumé.

Nous étions 22 présents à l’ouverture le samedi matin. Quelques personnes se sont rajoutées dans le courant de la matinée et le dimanche matin.

Marc Platret, anime la rencontre. Elisabeth Le Deun assure la prise de notes.

Marc P. ouvre la séance en rappelant que cette AGE se justifie par le fait que les adhérents/donateurs de métropole sont, à ce jour, quatre fois plus nombreux que ceux de la Réunion.

Anne-Marie Mignet commente le tableau comparatif « HUMANITAIRE/HUMANISME » (voir annexe 1). Il se veut une aide à la réflexion pour chacun de nous dans notre démarche.

BILAN MORAL

Véronique B. reprécise l’historique de l’action et l’évolution de l’Association ZANAKY LOKARO :

  • LE BUREAU : représenté sur les 2 territoires (Réunion et métropole) pour une facilité de gestion.
  • LE CONSEIL D’ADMINISTRATION : proportionnel au nombre d’adhérents est consulté pour donner son avis sur les décisions importantes.
  • LE REGLEMENT INTERIEUR : fait état du fonctionnement de l’association et définit des règles concernant nos modes de relations internes et de comportement vis-à-vis de nos partenaires malgaches. Toutes les personnes désirant se rendre à Lokaro doivent en avoir pris connaissance avant le départ.
  • Une AG (Assemblée Générale) annuelle à la Réunion
  • Une AGE (Assemblée Générale Extraordinaire) annuelle en métropole.
  • 110 (environ) adhérents et donateurs pour 2012/2013. La difficulté est la relance des adhésions.
  • 7 missions à Lokaro en 2012/2013  (juin 2013)
  • Le blog mis à jour régulièrement par Véronique B. En complète restructuration en ce moment.
  • Un premier journal annuel a été rédigé en décembre 2012

BILAN DES ACTIVITES

  • Scolaire (Anne-Marie M.) : l’école fonctionne toujours avec 4 niveaux (dont 2 par instituteur). Il manque toujours la classe de T5 (CM2). Nous nous sommes rapprochés des parents d’élèves et des administrations pour savoir ce qu’il serait possible d’envisager en collaboration public/privé. A suivre…. Les échanges portent sur les possibilités d’amélioration de la pédagogie. Elisabeth L. nous parle de la formation en Français Langue Etrangère qui a eu lieu en mars/avril et de la suite qui pourra être donnée en suivi de formation complémentaire par Mme Lucie sur place.
  • Santé (Denis Bianchi et Roseline Grzeszczak) : Le docteur Myriam assure un suivi de santé une journée par quinzaine. Mr Valéry se forme pour être agent de santé. Les élèves sont formés aux règles d’hygiène élémentaire. Ils sont vermifugés 2 fois par an. Les problèmes récurrents sont : le paludisme en période de pluies, les parasys (puces qui pondent leurs œufs sous la peau) et les dents. Durant la dernière mission des formations ont été dispensées à un public très large sur les différents problèmes de santé existant sur la presqu’île (hygiène, propreté de l’eau de boisson, paludisme). La question se pose d’étendre les soins à l’ensemble du millier d’habitants des 3 villages : ce qui est fait par les personnes présentes lors des missions ne peut malheureusement pas être pérennisé par Myriam seule… La spiruline est un complément alimentaire précieux qui nous est utile pour les enfants dénutris.
  • Rapport à la terre (Stéphanie Culier) : les différentes actions commencées :

. plantation d’arbres fruitiers

. reboisement  (320 arbres plantés)

. pépinière

en projet : le potager scolaire.

C’est Mme Sylviane qui assure l’intervention également une journée par quinzaine. Cette action n’a démarré qu’en décembre 2012 et demande à être poursuivie. Stéphanie C. nous renvoie sur le blog pour plus de détails.

  • Ateliers extra-scolaires : la réalisation, en grillage et papier collé, d’arbres dans les classes a permis un travail en

arts manuels et en écriture. Les enfants, les maîtres, les 5 missionnaires (Véronique Bianchi, Geneviève Chauveau, Elisabeth Le Deun, Cécile Meignant, Catherine Servant)  ont vécu un échange très riche. Le constat de Geneviève C. est le suivant : les enfants ont vraiment gagné en dextérité, en habileté manuelle… et pour Elisabeth L., en imagination.

  • Bâti : cette année la réhabilitation du « Hilton 5 », case d’accueil des missionnaires, par Rémi Musard et Marc P. nous permet d’envisager l’arrivée à Lokaro plus sereinement

BILAN FINANCIER

Le document « Résultat d’exploitation » 2012 est distribué afin que tous puissent le consulter. Quelques questions ont porté sur :

  • « déplacements missions » : il s’agit du transport de matériel de Fort-Dauphin à Lokaro.
  • « achats de médicaments » : le montant important qui s’affiche sur ce poste s’explique par le fait que c’est un achat de produits pour 2 années et comptabilisé sur 2012.
  • « personnel intérimaire » : frais d’interprète malgache/français lors de certaines missions.

Il a été abordé (Yann Cécillon) la question des prises en compte au titre de la défiscalisation des billets d’avion des missionnaires. Les personnes concernées sont appelées à se rapprocher des gestionnaires de l’association pour cette application. Les missions de gestion sont prises en charge par l’association à hauteur de 2000 euros par an sur présentation de factures.

PARRAINAGES

En 2012/2013, 8 enfants ont été parrainés à raison de 15 euros par mois versés à l’association qui reverse ensuite aux familles. Ces parrainages permettent la continuité de la scolarité en collège. Ils sont très lourds à gérer pour nous. 25 enfants ont passé leur CEPE (Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires) cette année, nous n’avons pas de parrainages pour tous. Quelques suggestions sont proposées :

  • Trouver une autre association qui gère ça.
  • Prendre une partie du parrainage pour l’équipement en livres scolaires.

A suivre.

LA NOTION D’AIDE

Véronique B. nous fait un exposé sur le don. Plusieurs types de rapports d’échange peuvent être définis :

  • les échanges marchands
  • les échanges non marchands
  • le don

Notre échange a porté essentiellement sur le don : nous ressentons un besoin de clarifier notre présence là-bas, entre le don de notre temps et le don en nature : le don comporte toujours le risque de « bafouer » la dignité, la nôtre et celle de l’autre et de donner du pouvoir. Farasoa Ranjamino nous apporte en malgache le mot « fanomezana » qui signifie « donner » mais s’inscrit dans la communauté. Un échange très riche et diversifié qui nous permet de mieux nous positionner face à l’aide.Plusieurs personnes ont proposé des réflexions écrites qui vous seront livrées ultérieurement.

PREPARATION D’UN PROJET

La question est : comment partir à Lokaro ?

Le projet écrit semble être un élément incontournable afin d’être dans la continuité de ce qui a été fait et de ce qui existe. Le contact avec les référents de l’association qui sont allés sur place et avec les intervenants locaux est indispensable. Il existe des référents associatifs pour chaque action. En ce qui concerne l’écrit nous proposons de rédiger un cadre pour l’aide à l’écrit. Marc P. et Denis B. se proposent pour y travailler : ce document prévoirait la préparation du projet et le CR du séjour. Fara R. pose la question : à quel moment se présente un projet, comment, où et pour y faire quoi ? A partir des objectifs de l’association des groupes d’affinité se créent pour aller sur place mener une action avec les enfants. Cela nous ramène à la cohérence entre ce qui existe, les demandes exprimées et les réponses que nous pouvons apporter. L’idée d’un livret d’accompagnement est discutée et discutable : il pourrait contenir des informations pratiques sur la vie à Fort-Dauphin, à Lokaro afin de faciliter la vie là-bas pendant le séjour.

L’AVENIR DES ELEVES DE LOKARO

Il n’y a pas d’enseignement professionnel à Fort-Dauphin. Tous les élèves n’ont pas le désir d’entrer au collège. Etre pêcheur comme le père, est ce qui a toujours existé. Stéphanie C. dit que leur montrer d’autres métiers peut leur donner une ouverture. La vannerie qui est le travail des femmes pourrait se vivre en atelier coopératif.

CLOTURE DE L’AGE

Les repas partagés et les promenades-découverte des environs de Pradels ont été aussi des moments d’échange informel et riches. Merci à tous de ce temps très convivial.

Résumé établi par Anne-Marie M. à partir des notes prises par Elisabeth L.

      

CR de l’AG du 29/30 juin 2013 – Métropole

CR de l’AG du 29/30 juin 2013 – Métropole

RESUME DU CR DE L’AGE des 29 et 30 juin 2013 à Pradels 34 390 – SAINT-VINCENT D’OLARGUES

 

(Un CR détaillé a été rédigé par E. Le Deun, secrétaire de séance, et est disponible dans son intégralité pour les adhérents intéressés : en faire la demande par mail auprès de V. Bianchi : zanaky.lokaro.metropole@gmail.com)

Pour une facilité de lecture nous vous en proposons, ci-dessous, un résumé.

Nous étions 22 présents à l’ouverture le samedi matin. Quelques personnes se sont rajoutées dans le courant de la matinée et le dimanche matin.

Marc Platret, anime la rencontre. Elisabeth Le Deun assure la prise de notes.

Marc P. ouvre la séance en rappelant que cette AGE se justifie par le fait que les adhérents/donateurs de métropole sont, à ce jour, quatre fois plus nombreux que ceux de la Réunion.

Anne-Marie Mignet commente le tableau comparatif « HUMANITAIRE/HUMANISME » (voir annexe 1). Il se veut une aide à la réflexion pour chacun de nous dans notre démarche.

BILAN MORAL

Véronique B. reprécise l’historique de l’action et l’évolution de l’Association ZANAKY LOKARO :

  • LE BUREAU : représenté sur les 2 territoires (Réunion et métropole) pour une facilité de gestion.
  • LE CONSEIL D’ADMINISTRATION : proportionnel au nombre d’adhérents est consulté pour donner son avis sur les décisions importantes.
  • LE REGLEMENT INTERIEUR : fait état du fonctionnement de l’association et définit des règles concernant nos modes de relations internes et de comportement vis-à-vis de nos partenaires malgaches. Toutes les personnes désirant se rendre à Lokaro doivent en avoir pris connaissance avant le départ.
  • Une AG (Assemblée Générale) annuelle à la Réunion
  • Une AGE (Assemblée Générale Extraordinaire) annuelle en métropole.
  • 110 (environ) adhérents et donateurs pour 2012/2013. La difficulté est la relance des adhésions.
  • 7 missions à Lokaro en 2012/2013  (juin 2013)
  • Le blog mis à jour régulièrement par Véronique B. En complète restructuration en ce moment.
  • Un premier journal annuel a été rédigé en décembre 2012

BILAN DES ACTIVITES

  • Scolaire (Anne-Marie M.) : l’école fonctionne toujours avec 4 niveaux (dont 2 par instituteur). Il manque toujours la classe de T5 (CM2). Nous nous sommes rapprochés des parents d’élèves et des administrations pour savoir ce qu’il serait possible d’envisager en collaboration public/privé. A suivre…. Les échanges portent sur les possibilités d’amélioration de la pédagogie. Elisabeth L. nous parle de la formation en Français Langue Etrangère qui a eu lieu en mars/avril et de la suite qui pourra être donnée en suivi de formation complémentaire par Mme Lucie sur place.
  • Santé (Denis Bianchi et Roseline Grzeszczak) : Le docteur Myriam assure un suivi de santé une journée par quinzaine. Mr Valéry se forme pour être agent de santé. Les élèves sont formés aux règles d’hygiène élémentaire. Ils sont vermifugés 2 fois par an. Les problèmes récurrents sont : le paludisme en période de pluies, les parasys (puces qui pondent leurs œufs sous la peau) et les dents. Durant la dernière mission des formations ont été dispensées à un public très large sur les différents problèmes de santé existant sur la presqu’île (hygiène, propreté de l’eau de boisson, paludisme). La question se pose d’étendre les soins à l’ensemble du millier d’habitants des 3 villages : ce qui est fait par les personnes présentes lors des missions ne peut malheureusement pas être pérennisé par Myriam seule… La spiruline est un complément alimentaire précieux qui nous est utile pour les enfants dénutris.
  • Rapport à la terre (Stéphanie Culier) : les différentes actions commencées :

. plantation d’arbres fruitiers

. reboisement  (320 arbres plantés)

. pépinière

en projet : le potager scolaire.

C’est Mme Sylviane qui assure l’intervention également une journée par quinzaine. Cette action n’a démarré qu’en décembre 2012 et demande à être poursuivie. Stéphanie C. nous renvoie sur le blog pour plus de détails.

  • Ateliers extra-scolaires : la réalisation, en grillage et papier collé, d’arbres dans les classes a permis un travail en

arts manuels et en écriture. Les enfants, les maîtres, les 5 missionnaires (Véronique Bianchi, Geneviève Chauveau, Elisabeth Le Deun, Cécile Meignant, Catherine Servant)  ont vécu un échange très riche. Le constat de Geneviève C. est le suivant : les enfants ont vraiment gagné en dextérité, en habileté manuelle… et pour Elisabeth L., en imagination.

  • Bâti : cette année la réhabilitation du « Hilton 5 », case d’accueil des missionnaires, par Rémi Musard et Marc P. nous permet d’envisager l’arrivée à Lokaro plus sereinement

BILAN FINANCIER

Le document « Résultat d’exploitation » 2012 est distribué afin que tous puissent le consulter. Quelques questions ont porté sur :

  • « déplacements missions » : il s’agit du transport de matériel de Fort-Dauphin à Lokaro.
  • « achats de médicaments » : le montant important qui s’affiche sur ce poste s’explique par le fait que c’est un achat de produits pour 2 années et comptabilisé sur 2012.
  • « personnel intérimaire » : frais d’interprète malgache/français lors de certaines missions.

Il a été abordé (Yann Cécillon) la question des prises en compte au titre de la défiscalisation des billets d’avion des missionnaires. Les personnes concernées sont appelées à se rapprocher des gestionnaires de l’association pour cette application. Les missions de gestion sont prises en charge par l’association à hauteur de 2000 euros par an sur présentation de factures.

PARRAINAGES

En 2012/2013, 8 enfants ont été parrainés à raison de 15 euros par mois versés à l’association qui reverse ensuite aux familles. Ces parrainages permettent la continuité de la scolarité en collège. Ils sont très lourds à gérer pour nous. 25 enfants ont passé leur CEPE (Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires) cette année, nous n’avons pas de parrainages pour tous. Quelques suggestions sont proposées :

  • Trouver une autre association qui gère ça.
  • Prendre une partie du parrainage pour l’équipement en livres scolaires.

A suivre.

LA NOTION D’AIDE

Véronique B. nous fait un exposé sur le don. Plusieurs types de rapports d’échange peuvent être définis :

  • les échanges marchands
  • les échanges non marchands
  • le don

Notre échange a porté essentiellement sur le don : nous ressentons un besoin de clarifier notre présence là-bas, entre le don de notre temps et le don en nature : le don comporte toujours le risque de « bafouer » la dignité, la nôtre et celle de l’autre et de donner du pouvoir. Farasoa Ranjamino nous apporte en malgache le mot « fanomezana » qui signifie « donner » mais s’inscrit dans la communauté. Un échange très riche et diversifié qui nous permet de mieux nous positionner face à l’aide.Plusieurs personnes ont proposé des réflexions écrites qui vous seront livrées ultérieurement.

PREPARATION D’UN PROJET

La question est : comment partir à Lokaro ?

Le projet écrit semble être un élément incontournable afin d’être dans la continuité de ce qui a été fait et de ce qui existe. Le contact avec les référents de l’association qui sont allés sur place et avec les intervenants locaux est indispensable. Il existe des référents associatifs pour chaque action. En ce qui concerne l’écrit nous proposons de rédiger un cadre pour l’aide à l’écrit. Marc P. et Denis B. se proposent pour y travailler : ce document prévoirait la préparation du projet et le CR du séjour. Fara R. pose la question : à quel moment se présente un projet, comment, où et pour y faire quoi ? A partir des objectifs de l’association des groupes d’affinité se créent pour aller sur place mener une action avec les enfants. Cela nous ramène à la cohérence entre ce qui existe, les demandes exprimées et les réponses que nous pouvons apporter. L’idée d’un livret d’accompagnement est discutée et discutable : il pourrait contenir des informations pratiques sur la vie à Fort-Dauphin, à Lokaro afin de faciliter la vie là-bas pendant le séjour.

L’AVENIR DES ELEVES DE LOKARO

Il n’y a pas d’enseignement professionnel à Fort-Dauphin. Tous les élèves n’ont pas le désir d’entrer au collège. Etre pêcheur comme le père, est ce qui a toujours existé. Stéphanie C. dit que leur montrer d’autres métiers peut leur donner une ouverture. La vannerie qui est le travail des femmes pourrait se vivre en atelier coopératif.

CLOTURE DE L’AGE

Les repas partagés et les promenades-découverte des environs de Pradels ont été aussi des moments d’échange informel et riches. Merci à tous de ce temps très convivial.

Résumé établi par Anne-Marie M. à partir des notes prises par Elisabeth L.

 

CR de l'AG du 29/30 juin 2013 - Métropole

AG 2013-02-20 à la Réunion

COMPTE-RENDU de L’ASSEMBLEE GENERALE DU 24 FEVRIER 2013

DE L’ASSOCIATION ZANAKY LOKARO POUR L’ANNEE 2012

 

Présentes : Grinfeder Nicole, Cavier Tyfène, Simonin Noëlle, Sylvestre Sylviane, Mignet Anne-Marie, Barrau Chantal, Brault
Renée-Claude

Présents : Cornillon Daniel, Aussibel Jérôme, Lechevallier Eric, Platret Marc, Bondaz Christian

(classement selon le tour de table et la feuille de présence)

Excusés : Le Deun Elisabeth, Meyer Arthur, Wisniowicki Jean-Marie

Procurations : 9 procurations parvenues pour le 24

Observateur : Guy


Rappel de l’ordre du jour :

Rapport d’activité

Rapport financier

Règlement intérieur

Projets 2013

Questions diverses

Nous commençons à 9h30.

 

ACCUEIL

Anne-Marie M. remercie les présents et passe la parole à Marc P. pour introduire la séance : il signale qu’il y a 110 personnes sur le listing et redonne les chiffres
concernant les adhésions 2012 : 52 adhérents dont 17 à la Réunion, 18 donateurs (non adhérents) dont 4 à la Réunion. 

Marc P. redonne la parole à Anne-Marie M. qui fait une clarification sur 2 points :

quel sens donner à « nous n’avons pas besoin d’argent » : nous ne sommes en recherche de fonds que lorsqu’il y a des projets qui sont
définis sur place avec un besoin de fonds spécifique.

Les spécificités de l’humanisme en parallèle avec l’humanitaire : Anne-Marie M. a fait un tableau et nous le présente (voir en annexe A). Si nous
comprenons mieux ces 2 modes d’action nous pouvons en parler autour de nous et nous pouvons faire comprendre les spécificités de notre association.

 

BILAN MORAL

Bien qu’il ne soit pas inscrit à l’ordre du jour, Anne-Marie M. dit qu’il est important de parler de la vie de l’association.

Notre association se porte bien tant au niveau du nombre de personnes impliquées (110 adhérents et donateurs réunis) qu’au niveau de la générosité dont font preuve toutes les
personnes qui nous connaissent et qui connaissent nos actions.

Nous nous rendons compte de l’importance d’avoir des représentants de nos adhérents de métropole puisqu’ils sont 2 fois plus nombreux qu’à la Réunion (17 et 35).

Nous rappelons que l’information de tout ce qui se passe est rapporté dans le blog et que chacun est invité à le consulter. Anne-Marie M. rappelle que tous les adhérents peuvent
faire un projet : ce qui est important c’est de se mettre en lien avec la personne référente dans le thème et de rédiger un écrit du projet afin de garder le lien avec ce qui a été fait
jusqu’à maintenant.

Anne-Marie M. dit que le Règlement Intérieur est en cours d’élaboration et qu’il sera communiqué à tous lorsqu’il sera finalisé.

Une intervention de Nicole G. : elle exprime que le règlement intérieur qui existe est suffisant. Après quelques échanges autour de la table nous nous rendons compte que le
règlement intérieur est confondu avec la charte éthique. Une clarification rapide est alors présentée par Guy qui est là en observateur mais qui est président d’association.

la charte définit les valeurs que nous représentons et avec lesquelles nous agissons

le règlement intérieur en donne les modalités pratiques

Une clarification plus importante sera nécessaire.

 

BILAN D’ACTIVITES

Il se décline en 2 chapîtres : les missions et les activités associatives sur les deux pôles Réunion/Métropole

(voir le blog). Lecture par Anne-Marie M.

Il est approuvé à l’unanimité.

 

BILAN FINANCIER

Présenté par Noëlle Simonin notre comptable Réunion (voir annexe B)

Commentaires :

Les deux commissaires aux comptes (Marc Platret et Tyfène Cavier) expriment le désir que les commissaires aux comptes soient renouvelés chaque
année.

Anne-Marie M. souhaite qu’une autre association soit trouvée pour les parrainages des enfants quittant notre école.

Noëlle propose que 6 000 euros supplémentaires soient placés sur le compte épargne.

Jérôme est surpris que nous ne soyons pas à la NEF plutôt qu’à la BRED. Le poste « médicaments » est très important et il suggère que nous nous
orientions vers une médecine alternative autre que chimique : les soins par les plantes, le contact avec les guérisseurs locaux, et formation des intervenants en santé.

Un échange autour de la table permet de présenter aux nouveaux adhérents notre désir d’opter et pour une banque éthique et pour des soins en pharmacopée traditionnelle.

Il est approuvé à l’unanimité.

 

BUDGET PREVISIONNEL 2013

Présenté par Anne-Marie M. (voir annexe C)

Commentaires :

La formation des enseignants en FLE qui doit avoir lieu en avril prochain n’est pas encore assurée. Elle devrait être conduite par Lucie 
(Elisabeth Le Deun et Anne-Marie Mignet seront les coordinatrices.)

Les parrainages : il est souhaitable que les enfants ne soient pas tous orientés vers le collège, que des propositions soient faites pour d’autres
possibilités : formation agricole, travail du bois, etc… le problème de la formation des filles est évoqué et donne lieu à l’expression d’émotions chez les femmes présentes autour de la
table. Chantal B. évoque l’idée que les enseignants pourraient être à l’écoute des potentiels et des envies des enfants dès le CM2. Un souhait est exprimé sur la création d’un groupe de travail
sur ce sujet.

Jérôme parle d’une autre éducation possible : le formatage de l’éducation classique n’ouvre pas la voie à un autre monde. Il trouve que le budget
médicaments est trop important. Nous parlons de la problématique du paludisme et des parasys.

Marc P. : concernant l’utilisation des fonds disponibles : en prélever une petite part  afin de donner la possibilité à des jeunes adhérents
(déjà investis dans un projet) de partir…. Après information au Conseil d’Administration et vote.

Anne-Marie M. donne un exemple de ce que peut être une mission de rentrée scolaire et des tâches à faire à cette occasion.

Tyfène C. parle de son idée d’organiser un événement avec la projection du film et différents ateliers de pratique (brico-nature, massage….) au profit de
l’association. Le lieu « l’oasis du couchant » est évoqué, Christian B. voit un problème de parking pour l’accueil d’un nombre important de personnes.

 

QUESTIONS DIVERSES

Elisabeth L. aimerait que le journal papier que nous avons diffusé en décembre soit mis sur le blog. Est-ce possible avec le blog avons-nous encore la
place ? 

Tyfène C. cherche un lieu pour le stockage des vêtements.

Anne-Marie M. demande à Eric L. de rappeler à Gilles L. son frère d’envoyer son CR de mission de septembre 2012.

 

Il est déjà l’heure et nous n’avons pas le temps de présenter les différentes actions des projets de 2013.

Midi trente : la séance est levée.

Tyfène CAVIER

secrétaire de séance

 

BILAN DES ACTIVITES 2012

 

l – LES MISSIONS A LOKARO

 – Projection de films et animation (Jean-Louis Renaud) du 15 février au 3 mars 2012

 – Suivi de santé et des plantations (Jean-Marie Wisniowicki, Anne-Marie Mignet) du 15 février au 15 mars 2012

 – Reconnaissance du contexte agricole pour futur projet plantation d’arbres (Stéphanie Culier) mars/avril 2012

 – Observation et pratique FLE (Mélanie Lafitte) mai 2012

 – Construction d’un étage-classe

    Suivi de santé

    (Eric et Gilles Lechevallier, Olivier Hériot, Anne-Marie Mignet) du 21 août au 19 septembre

– Accompagnement rentrée des classes et mise en place des parrainages (Anne-Marie Mignet) octobre 2012

– Mise en place plantation et formation horticulture (Stéphanie Culier et Manu….) novembre-décembre 2012

 

2 – LES EVENEMENTS

– 15 janvier 2012 AGE métropole : constitution du bureau métropole

– 21 avril 2012 : présentation du film « une école à Madagascar » et soirée malgache à Prémians

– 28 avril 2012 : présentation du film « une école à Madagascar » à Saint-Leu

– 17 juin 2012 : opération « brioches » chez Nicolas Guinet à Etang-Salé

– 7 et 8 juillet 2012 : AGE Baudrières

– 29 septembre 2012 : AGE Réunion

Sans oublier tout le travail effectué toute l’année par les membres du bureau aidés par des adhérents bénévoles :

gestion de l’association

–  recherche de donateurs

–  préparation des projets

–  préparation des lots de vêtements

–  etc…

Mission « Art plastique » mars 2013

Mission « Art plastique » mars 2013

Compte-rendu mission 2013

Ateliers artistiques avec les enfants de l'école de Lokaro

(réalisé par Véronique corrigé par l'équipe)

 

Nous sommes 6 personnes à partir pour cette mission :
Geneviève Chauveau, assistante familiale, et animatrice
Catherine Servant, éducatrice spécialisée
Cécile Meignant, graphiste
Véronique Bianchi, graphiste
Anne-Marie Mignet, institutrice et responsable de l'association
et sur une moitié du séjour
Elisabeth Le Deun, professeure de lettres

 

INTRODUCTION

Notre mission cette année prendra comme thématique l'arbre pour faire un écho au travail de plantation de la mission de février et aux ateliers d'horticulture qui ont lieu un vendredi sur deux.

Notre projet consiste en la réalisation d'un arbre en papier mâché dans l'école.

Nous devons emmener tout le matériel avec nous, papier compris, car on ne trouve pas grand chose à Fort Dauphin, et même les journaux usagés sont une denrée rare.

 

 

AVANT-MISSION

Après 20h de voyage depuis chez moi (Montpellier), j'arrive enfin le samedi 23 mars à Fort-Dauphin. Raymonde une franco-malgache qui vit à Fort Dauphin, impliquée dans l'association, vient me chercher à l'aéroport. Elle et son conjoint Sam m'accueillent dans leur maison, pied à terre de l'association sur Fort-Dauphin, pour un bon repas et une sieste salutaire.

L'équipe de la mission de Santé me rejoindra le lendemain, ils sont revenue pour moitié en pirogue d'Evatra village de pêcheur à 2h de marche de Lokaro.

Nous nous installons dans un vieil hôtel un peu décati mais spacieux : le « Mahavoky ».

Nous profiterons de ces quelques jours pour visiter les environs de Fort Dauphin, ce que nous n'avions pas fait la dernière fois. Ces visites et promenades (hôpital, pic St Louis, association Azafady, réserve Nahampoana) autant pour le plaisir que pour l'instruction nous permettront de mieux comprendre l'environnement social ou naturel de cette région. L'équipe médicale nous quittera le 28 mars, sauf Denis Bianchi qui prolongera jusqu'au 4 avril. Nous nous quitterons avec un délicieux repas chez Sylviane, l'intervenante horticulture.

Anne-Marie et Marc profiteront de Fort Dauphin pour régler les affaires courantes de l'association. Nous donnons rendez-vous aux collégiens parrainés, pour leur montrer comment écrire et poster une lettre pour leurs parrains, car ils n'ont jamais vu un timbre.

L'équipe « Ateliers » nous rejoindra petit à petit. Tout d'abord Cécile et Catherine puis la veille du départ Geneviève.

Avec Denis, Cécile et Catherine et nos deux guides Patrick et Octave nous partons deux jours visiter la baie de Sainte Luce au nord de Lokaro. La traversée des terres pour y parvenir nous apporte des informations sur les plantations d'eucalyptus robusta et de grevillea robusta. Nous arrivons à Sainte Luce au retour d'une pêche abondante : thon, rougets, sardines, langoustes… la population de pêcheurs, pourtant moins isolée, paraît aussi pauvre qu'à Lokaro ou presque. La baie est splendide avec ses rochers de granite sortant de la mer. Nous visitons une petite forêt de transition du littoral, protégée de la coupe, notre guide Octave connaît assez bien l'utilisation médicale des plantes.

Elisabeth Le Deun est arrivée de La Réunion pour encadrer une formation de « Français Langue Etrangère (F.L.E.) » pour les deux instituteurs de Lokaro auxquels s'ajouteront cinq autres enseignants de Fort Dauphin. Cette formation de 5 jours a été confiée à Lucie, une professeure malgache de l'Alliance Française, rémunérée par l'association pour cette action. En fait, Lucie sera présente au stage qu'elle n'animera seule que le samedi.

PREPARATION

Avec Cécile, nous rencontrons M. Désiré Labona, directeur d'une école privée dans un quartier pauvre de Fort Dauphin ; c'est un conteur connu à FD et nous lui parlons de notre recherche concernant des contes malgaches sur la thématique de l'arbre ; il n'a pas grand chose à nous proposer mais la rencontre est très intéressante. Nous décidons de demander à Patrice, l'instituteur et directeur de notre école, de créer un conte lui même, car il a des qualités de poète et de conteur.

Elisabeth viendra pour la première semaine d'atelier à Lokaro se joindre à nous, leur apportant un volet production d'écrits réalisés par les enfants, d'abord en malgache puis traduits en français par Patrice, tout à fait dans l'esprit du projet.

 

INSTALLATION A LOKARO

Dimanche 7 avril, notre équipe est au complet. Les courses pour vivre deux semaines en autonomie sont faites et nous sommes prêtes pour le départ.

Une partie de l'équipe (Anne-Marie, Geneviève et Elisabeth) part en 4X4 pendant que l'autre (Véro, Cécile et Catherine) part à pied et en pirogue (pour le plaisir). La traversée de la mangrove et la marche le long de la baie de Lokaro sont très douces et magnifiques comparées aux secousses du 4X4 qui emprunte la nationale cabossée. Je ne regrette pas cette arrivée très progressive avec un paysage que je reconnais petit à petit et notre émotion monte en même temps.

A Lokaro, quelques enfants nous accueillent pour la traversée du bras de mer. Anne-Marie, Geneviève et Elisabeth sont déjà sur la presqu'île, les provisions et les bagages ont été déchargés.

A peine arrivée, Geneviève installe son atelier, mais nous devons enlever le bois de la construction du « Hilton V » qui encombre l'école.

Ayant opté pour le camping, comme la mission précédente, nous installons notre campement dans la cour et le coin de vie collectif dans l'école.

Nous retrouvons les habitudes qui rythment la vie d'une mission à Lokaro, corvées d'eau, douches froides, toilettes sèches, cuisson au « fatapera » (sorte de brasero malgache), vaisselle dans les bassines, pas d'électricité, exceptées deux précieuses lampes solaires achetées par Anne-Marie. Bref, du camping.

C'est une découverte pour Catherine, dont c'est la première mission, elle s'adaptera très vite.

 

ATELIERS

Nous mettons au point notre calendrier car le temps nous est compté. Demain lundi, nous commençons les ateliers dès le matin. Il y aura 4 groupes d'à peu près 17 élèves chacun. Le matin 2 groupes (1 groupe des moins de 11ans et 1 groupe des plus grands) et l'après-midi 2 groupes (idem). Nous avons en tout 9 jours d'atelier (2 semaines), horaires : 8h30/11h30 et 13h30/16h30 = 54h

 

Trois ateliers sont menés en simultanés :

Geneviève et Catherine : cette mission première est la décoration des arbres dans la classe en collaboration avec cécile et véro. De plus nous souhaitons agrémenter notre travail avec des activités diverses.

Le but étant de donner du plaisir aux enfants au travers d'activité et de les voir évoluer.

Nous travaillerons avec les petits (+/-17 enfants de moins de 11 ans). Au programme : dessin de feuilles d'arbres, fleurs en papier crépon, colliers de perles enfilées ou tissées, papillons dessinés et découpés, guirlandes de serpents ou de chenilles, pompons, mandalas, origami.

En travaillant sur les colliers ou bracelet, c'est aussi travailler sur l'image de soi, ce qui nous ramènes vers un travail sur l'hygiène. Mais c'est avant tout permettre à l'enfant de s'exprimer, d'ouvrir son imaginaire et d'être fière du résultat obtenu.

Cécile et Véronique travailleront avec les grands divisés en 2 sous groupes (2 x 8 enfants), qu'elles partageront avec l'atelier production d'écrits.

Au programme : création de deux arbres dans l'école allant du sol au plafond, au rez-de-chaussée et à l'étage. Les matériaux et la technique utilisés sont le papier mâché sur grillage. Recherche de projet décoratif pour l'arbre. Réalisation d'une décoration des arbres avec des peintures fabriquées à base de gomme arabique, des pigments naturels et de la colle blanche. Travail sur la graphie de chaque prénom. Les prénoms feront partie de la décoration de l'arbre. Habillage de l'arbre avec les éléments décoratifs produits par le groupe des petits (Geneviève et Catherine).

 

Elisabeth (suivie d'Anne-Marie) et Patrice (l'instituteur) travailleront avec 8 élèves sur l'écriture de récits en rapport avec des arbres et des animaux rencontrés sur leur chemin, le plus souvent des anecdotes réelles et des expériences vécues par les enfants, générant des émotions fortes telles que la peur, la honte, la fierté, la reconnaissance, la joie… Patrice, stimulé par son entrevue avec M. Désiré Labona, s'est mis à écrire des contes qu'il va théâtraliser devant les élèves avec beaucoup de talent. Des photos rendent compte de l'attention extrême que ces contes suscitent chez les enfants, peu portés à rédiger des histoires extraordinaires, eux dont le difficile quotidien n'est pas de nature à nourrir leur imaginaire.

 

ENQUETE

Le vendredi 12 avril étant le jour des ateliers horticulture, santé et chant choral, nous sommes au repos.

Nous profitons de cette accalmie, Cécile, Elisabeth et moi accompagnées de Manitra, le fils de Sylviane-Rose qui qui nous sert d'interprète, pour partir dans les villages interroger des habitants sur leurs histoires dans cette presqu'île de Lokaro, avec en arrière pensée la création d'un document « Carnet de rencontres » (projet en cours). Les personnes que nous recherchons ne sont pas là mais nous interviewons :

à Vatoroka, M. Raviv, doyen du village et Mme Maka Resiny, femme de M. Maurice conseillé municipal.

A Itapera, M. Jaspère, biologiste marin en mission à Itapera et Mr Claudio, instituteur suppléant de l'école publique classe de T2 et T3 d'Itapera.

Suivront, en fin de séjour les interviews de Mr. Noelson, chef du village d'Itapera et président du Fokontany, de Messieurs Patrice et Valéry, instituteurs dans notre école.

Ces rencontres nous permettent surtout de partir à la rencontre des habitants afin de mieux comprendre le fonctionnement social de cette communauté.

 

REUNION DE PARENTS D'ELEVES

Jeudi 18 avril, nous avons reçu les parents d'élèves dans la classe de M. Patrice.

Devant une vingtaine de parents présents, chacune de nous s'est présentée. Puis nous avons présenté notre projet plastique (qui était déjà bien visible dans la classe). Nous avons été applaudies. Lors de nos explications sur l'importance de l'arbre dans la vie et l'importance d'en planter, un père de famille nous a dit son souhait d'avoir une initiation à la plantation d'arbres, nous avons répondu que nous allions y réfléchir car nous n'intervenons normalement qu'avec les enfants, mais que nous l'avions entendu. Le débat s'est alors porté sur l'absence de cours à l'école publique d'Itapera pour la classe de T5 (due à l'absentéisme de l'instituteur). (voir CR d'Anne-Marie ?).

 

REPOS

Le premier WE de repos sera pluvieux pour moitié. Le samedi notre balade à Vatoroko est interrompue par une belle averse. Dimanche nous allons à la messe pour écouter les chants malgaches puis nous partons en balade à Itapera. Une bande de joyeux garçons nous accompagne tout au long du chemin.

Le second WE nous fêtons l'anniversaire de Cécile en déjeunant au camp pirate, puis bain et soleil enfin !

 

FÊTE

Nous organisons une fête pour notre départ le lundi 22 avril.

Au programme :

Nous questionnons chaque enfant sur ce qu'il a vécu durant ses deux semaines. Les enfants énumérèrent toutes les techniques apprises et exprimèrent à l'unanimité la joie de voir cet arbre portant tant de couleurs dans la classe.

Puis Patrice conta sous l'arbre, suivi par chaque enfant racontant son histoire illustré par un dessin. Suivirent des jeux de cour avec Geneviève et Catherine.

Puis une dégustation sous les arbres, d'un chocolat au lait avec biscuits et bonbons fut proposé, accompagnée d'un cadeau (un petit livret et des crayons) pour chaque enfant.

Discours d'au revoir… Émotion.

Certains enfants étaient tristes de notre départ et dans l'espoir de nouvelles retrouvailles.

Après-midi ménage pour la reprise des cours le lendemain.

 

HILTON V

Lors de notre mission Anne-Marie a pu assurer la maitrise d'œuvre du Hilton V avec deux ouvriers parents d'élèves et l'instituteur Valéry. Lors de notre départ le Hilton V était presque terminé.

 

BILAN DU SEJOUR :

Catherine

Les plus :

La variété des activités a permis aux enfants de toucher à différentes matières et de s'initier à différentes techniques.

En deux semaines, elle a vu une nette progression dans l'application et la précision du geste.

Elle a aimé l'idée qu'un travail individuel puisse aboutir à une œuvre collective.

Le travail avec sa co-équipière Geneviève était limpide et dans le respect de l'autre.

Elle a aimé la joie des enfants quand leurs œuvres ont été terminées.

Elle retiendra les sourires des enfants et les liens créés avec eux au fil du temps

Elle aurait aimé plus de relationnel avec les parents, faire un travail sur l'hygiène, sur le poisson et sur le chocolat ?

Points à revoir : les journées d'animation ont été trop longues et trop lourdes. Le moment de ressourcement du midi n'a pas eu lieu car nous devions nous occuper d'une dizaine d'enfants souffrant de dénutrition qui partageaient nos déjeuners.

Geneviève

Les plus : ravie de la coopération avec Catherine. Le travail en deux équipes parallèles, pour les ateliers d'arts plastiques a bien fonctionné et le résultat a été d'un bel effet.

Geneviève souligne que c'est un grand bonheur pour elle de travailler avec les enfants et de sentir leur joie et leur plaisir. C'est aussi agréable d'être identifiée et reconnue (Geneviève est déjà venue pour des ateliers).

Evolution en deux semaines de la précision du geste dans les activités manuelles.

Points à revoir : le rythme serait ok s'il y avait la possibilité de se ressourcer, cela a généré des petites tensions qui sont vite dissipées. Sur ce point elle est d'accord avec Catherine.

Conclusion : Geneviève est épuisée mais requinquée.

Cécile

Les plus : Cécile est très satisfaite du résultat et de l'explosion de couleur qu'apporte l'arbre dans la classe. Elle trouve que le projet de deux arbres était peut être trop ambitieux pour Lokaro, et qu'il a généré un trop lourd travail de mise en œuvre, du stress, quelques tensions, empiétant parfois sur la bonne humeur, et surtout sur la disponibilité et le temps d'échange avec les enfants. Le travail de la première semaine était aussi trop répétitif avec l'encollage de l'arbre (et doublé). Lassitude ressentie de certains enfants. La deuxième semaine était plus créative. Les enfants ont abordé et travaillé la décoration graphique, faisant appel à l'imaginaire, sur l'arbre d'abord (sur papier puis sur le volume), puis sur l'écriture de leur prénom. En comparaison avec l'année précédente, les enfants ont vraiment changé. Ils ont évolué, progressé, s'expriment plus volontiers, et sont vraiment avides d'échange.

Points à revoir : Cécile a trouvé également qu'il n'y avait pas assez de temps pour se ressourcer (surtout à l'heure du déjeuner), sachant que les poses ainsi que certain temps de préparation (matin ou soir) étaient utilisées pour avancer le travail sur l'arbre.

Véronique

Véronique est très satisfaite également du résultat. Elle trouve que le travail était ambitieux mais nécessaire car on ne pouvait pas faire qu'un seul arbre dans une seule des deux classes. Personnellement elle s'était préparée en amont pour ce travail et connaissait l'ampleur du travail. Il est vrai qu'il y avait une grosse mise en œuvre plus technique que lors de sa dernière mission. Elle pense que la lassitude des gestes répétés a été plus sensible pour les intervenantes que pour les enfants qui ont finalement peu travaillé d'heures sur l'encollage mais plus sur la création. C'est aussi un projet qui laisse une trace et qui reste dans le temps. Il modifie profondément l'ambiance visuelle des deux classes, plutôt austère.

La vie de groupe s'est passée assez simplement et facilement.

Points à revoir : Véronique, comme toutes les autres, a trouvé également qu'il n'y avait pas assez de temps pour se ressourcer. Elle pense que deux semaines sont insuffisantes pour réaliser un projet à Lokaro.

Regret, il manque d'homme dans le groupe. Plus de mixité serait plus agréable.

Elle tient à dire à Anne-Marie son admiration devant sa constance et son implication sans faille pour cette association et son école.

Elisabeth (bilan comprenant le stage « Français Langue Etrangère des instituteurs»)

les points forts :

– la prise de conscience de la nécessité d'une formation des maîtres en FLE pour une pratique fluide de la langue orale et de la très forte demande émanant de nos deux instituteurs mais aussi de leurs collègues des écoles publiques, bien moins « nantis » qu'eux

– le plaisir partagé lors de ces journées où chacun et chacune s'est risqué à communiquer en français et a accepté de se plier aux contraintes de la prononciation française, avec rires et décontraction, l'espoir de « semer » quelques ferments d'une pédagogie pratique transférable à Lokaro, avec une évaluation formative et bienveillante

– le contact plus étroit et plus chaleureux avec Patrice et Valéry

– la possibilité de produire des écrits bilingues malgaches-français en rapport avec la thématique de l'arbre

– l'apprentissage, pour Patrice, d'une écriture par les élèves de récits en plusieurs étapes, avec rédaction d'un premier jet puis d'un deuxième et troisième jet, après corrections et développement des textes.

– Le déclenchement, chez Patrice, de la « fièvre » de l'auteur et du talent du conteur après son entrevue avec M. Désiré Labona, activités très gratifiantes, autant pour lui que pour les élèves.

Difficultés rencontrées :

le logement sous tente avec un matelas insuffisant préjudiciable à mes pauvres lombaires qui ont mis une semaine à s'en remettre et les parasy qui m'ont mené la vie dure longtemps après mon retour à La Réunion !

Je voudrais conclure en félicitant les quatre animatrices de la métropole dont j'ai fait la connaissance à l'occasion de ce séjour et dont j'ai admiré l'enthousiasme et l'engagement dans ce projet, mené à son terme malgré un temps très court. Je me réjouis de les revoir bientôt à Pradels et les considère désormais comme des amies très sûres qui pourront compter sur moi en toutes circonstances.

Anne-Marie

Remercie l'équipe d'avoir été là. Anne-Marie aime travailler en équipe car c'est plus reposant de pouvoir échanger des points de vue face aux problèmes du quotidien qui doivent être gérés lors de ses séjours. Elle aime avoir des avis extérieurs, à plusieurs, c'est plus facile d'avoir de l'objectivité. Elle trouve agréable la fluidité du relationnel des deux derniers groupes.

Elle a senti qu'il y avait eu des zones de stress sur cette mission : soit le projet était trop ambitieux, soit le temps était trop court. En effet, la gestion du repas des enfants le midi était trop lourde, il aurait fallu solliciter des parents, par exemple. Il a manqué du temps pour faire des toilettes collectives avec les enfants. Du fait de la saturation et du manque de temps, nous n'avons pas pu avoir des moments privilégiés et particuliers avec les enfants, hors des ateliers, afin de créer du lien. Il faut être vigilant à la relation projet/temps.

Les arbres sont là, ça reste, c'est un lien physique et matériel avec ce temps de partage exceptionnel. Chaque enfant a son nom dans l'arbre.

« Vous allez me manquer, et nous allons voir ce que les « Zanaka » vont dire après votre départ. Notre présence a libéré la parole des enfants, ils sont plus épanouis, à l'aise et pleins d'humour. C'est très émouvant de voir l'évolution de leur approche avec nous, ils recherchent maintenant un contact tactile, serrer la main, toucher l'épaule…

Il faut rester modeste et humble, notre action n'est qu'une goutte d'eau, on donne et on verra bien. Apporter les arts plastiques en brousse, là où ils n'ont que le minimum, c'est prendre conscience que l'on ne vit pas que de pain. »

 

 

 

 

 

L'arbre de la connaissance
L'arbre de la connaissance
L'arbre de la connaissance
L'arbre de la connaissance
L'arbre de la connaissance
L'arbre de la connaissance

L'arbre de la connaissance

Pour finir Véronique propose une citation de Gabriel Tetiarai cité du livre « Repenser l'école » :

" L'avenir c'est déjà de livrer à nos enfant un espace de liberté et de justice qui fera d'eux des femmes et des hommes debout et non la main tendue. "

Le temps de ces ateliers, nous leur avons offert un petit espace de liberté.

Gabriel Tetiarai cité du livre « Repenser l'école »