LETTRE DE DENIS

France, le 30/12/2016

 

Bonjour, Raymonde, Valéry, Nazotoa, Narcisse, Filiastre, Prisca, Myriam, dr Tolotra, Parents d'élèves.

C'est à titre personnel que je m'exprime et vous envoie cette lettre.

Après avoir reçu cette terrible nouvelle, je tiens à vous renouveler ma confiance quand à votre implication au sein de l'école (malgré quelques erreurs qui semblent peu de chose aujourd'hui.)

Il faut reconstruire pour que l'école continue, que les enfants soient scolarisés et que vous puissiez par la même conserver votre travail. Mais, reconstruire n'est pas construire.

Après les réunions en France, à la Réunion, et avec vous, nous marchons vers la construction, nous continue ensemble.

Cela va prendre du temps.

Les parents d’élèves veulent construire des abris provisoires. Leur participation est essentiel dans la reconstruction urgente et plus tard durable de l'école. Comme nous l'avons dit en octobre, vous proposez, nous soutenons et aidons. C'est la priorité absolu, l'école doit refonctionner au plus vite.

Cela veut dire qu'il faut que chacun avec ses compétences, participe activement.

-Organisation de la construction des abris provisoires.

-Approvisionnement en matériel scolaire

-Approvisionnement en médicament d'urgence, la saison paludique va bien finir par arriver.

-Mise en lien entre les parents d’élèves et l'école pour la réalisation urgente et plus lointaine des bâtiments.

Donc, systématiquement se poser la question (Qui ? Quoi ? Quand ? OU ? Comment?).

Il faut se partager les taches et les responsabilités, faire confiance, et s'informer en permanence.

Nous en France, on suit le projet, on monte un projet pour récupérer des sous pour reconstruire la nouvelle école. Mais, la première étape semble importante, S' ORGANISER POUR REPRENDRE LES COURS LE PLUS VITE POSSIBLE

Ce projet est à vous, comme à nous, et chacun doit vraiment s'y impliquer, parents compris. Sans cette condition, il pourrait être difficile de faire financer une nouvelle école si nous ne sentons pas le désir de chacun de continuer, de s'investir.

Je remercie Valéry de son courage, c'est son honneur, à mon sens, il a pris trop de risques, une vie humaine ne vaut pas une chaise, mais je suis si content qu'il soit indemne.

Je suis aussi content de vous avoir vu sur skype, ça m'a réconforté.

Aujourd'hui nous avons un genou à terre, mais nous allons nous relever, repartir, ne pas laisser tomber, mais reconstruire sans doute autrement, nous verrons comment plus tard. Je pense que cet expérience peut servir d'exemple pour les enfants.

Si, nous investissons chacun à notre manière et du coup montrons l’intérêt que nos leur portons. votre implication et celle de leurs parents est indispensable pour que le projet soit approprié par tous, et sans doute un sujet de fierté pour eux, pour nous, pour vous..

Voilà, au boulot maintenant, d'un malheur on peut rebondir vers une nouvelle aventure, mais c’est à nous tous de jouer maintenant.

Bien solidairement avec tous

Denis